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Camp Boiro

Le “Carnaval”, soit pendaisons publiques avec exposition des corps des suppliciés, le tout dans une atmosphère d’hallucination collective

Quatre-vingt-onze condamnations à mort dont trente-trois par contumace, soixante-huit condamnations aux travaux forcés à perpétuité, des pendaisons publiques avec exposition des corps des suppliciés, le tout dans une atmosphère d'hallucination collective baptisée "carnaval" par le régime. Tels sont les chiffres officiels et le climat du "procès" qui s'est déroulé à Conakry en janvier 1971. Une date éclaboussée de sang. Comme tant d'autres, avant et après. Le vent de folie né dès le premier "complot"continue de souffler, plus violent que jamais. C'est l'exacerbation de la terreur, de la cruauté mentale depuis longtemps devenue argument politique.

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Mgr Raymond Marie Tchidimbo, archevêque émérite de Conakry, “On vous a arrêté. Pourquoi?”

Intronisation de Mgr. Raymond-Marie Tchidimbo comme archevêque de Conakry, le 31 mai 1962, à sa droite le tyran Sékou Touré. Source: campboiro.oorg

Mais le fin fond du problème se trouvait ailleurs: jeune missionnaire encore, de retour en Guinée en 1952, Tchidimbo avait épaulé Sékou Touré dans son action syndicale pour l’avènement d’une société plus juste et plus humaine dans le contexte colonial français. Et à la veille de l’indépendance, Sékou Touré croyait trouver en Tchidimbo ce même allié qui exécuterait ses plans machiavéliques pour ses desseins dictatoriaux.

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 Alpha-Abdoulaye Diallo présente la vie au Camp Boiro, interview de Hassatou Baldé  pour Guineenews 

Cette interview du Dr. Hassatou Baldé publiée a été publiée sur Guinéenews. le 1er mai 2005. Je vous la propose sur konakryexpress pour ceux qui ne l’auraient pas lue. Etant donné sa longueur, elle paraitra en 3 parties. Voici la première partie. Aujourd’hui Guinéenews reçoit Monsieur Alpha-Abdoulaye Diallo, plus connu sous les pseudonymes de “Porto” ou “Portos” qui va nous ...

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Deuxième arrestation de Lamine Kamara en juillet 71 et transfèrement du Camp Boiro au camp Soundiata Keïta de Kankan, puis Kindia

C’est ce qui est terrifiant là-dedans.Vous êtes quatre dans une cellule. On vient retirer quelqu’un. On dit son nom. La personne s’en va. Et plus rien. Donc la peur est présente à chaque instant. On ne s’habitue pas à cette peur-là. C’est seulement à la libération qu’on a su qui avait été exécuté ou non. Et pour ceux qui mourraient, à l’époque, même les familles n’étaient pas infor-mées. On ne délivrait aucun certi cat de décès. Trente-cinq ans plus tard, il y a des familles quin’ont toujours pas fait leur deuil.

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Comment un écolier de Dubréka qui a rêvé d’être président … mourra en 1975 au camp Boiro

Les tendances occultes du dictateur guinéen, nous l'avons déjà signalé, se déploient également dans un autre domaine : il semble avoir une prédilection pour les infirmes, les handicapés, les albinos, etc. Bon nombre de ces êtres très particuliers appartiennent à sa police secrète et certains joueront un rôle important dans la vie nationale. C'est ainsi que Bangali, un petit bossu originaire de Faranah, simple planton aux PTT, peut réussir, par des allégations mensongères, à faire destituer le ministre de son département qui avait refusé de lui rendre un service illégal. Si Sékou aime tant les albinos et autres individus bizarres ou anormaux, c'est aussi, dira une rumeur insistante, parce que ceux-ci constituent d'excellentes proies... pour des sacrifices humains.

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Cruauté, rapacité et discours soporifiques au nom de la révolution dE Sékou Touré

J’ai le plaisir de vous présenter un autre article de mon frère Bah Mamadou Lamine, grand reporter au Lynx de Conakry. Il a aussi été chef d’un projet de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen, financé par l’Allemagne, sur la prévention des conflits. Quelques jours après l’arrestation de notre père, la milice populaire est venue le ...

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En deux semaines, les prisonniers virent entrer au bloc plus de trente ministres et ambassadeurs, sans compter de nombreux hauts fonctionnaires de tout rang.

Ce billet est tiré du chapitre VI, intitulé La nouvelle vague, du livre Prison d’Afrique de Jean-Paul Alata.  L’auteur nous décrit les nouvelles conditions de vie que créa l’arrivée massive de nouveaux prisonniers, parmi eux de nombreux anciens ministres et hauts cadres. Une nuit, peu avant l’extinction des feux, il y eut grand branle-bas. On entendait des bruits de chalits traînés, de gamelles et ...

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