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Sékou Touré

Deuxième arrestation de Lamine Kamara en juillet 71 et transfèrement du Camp Boiro au camp Soundiata Keïta de Kankan, puis Kindia

C’est ce qui est terrifiant là-dedans.Vous êtes quatre dans une cellule. On vient retirer quelqu’un. On dit son nom. La personne s’en va. Et plus rien. Donc la peur est présente à chaque instant. On ne s’habitue pas à cette peur-là. C’est seulement à la libération qu’on a su qui avait été exécuté ou non. Et pour ceux qui mourraient, à l’époque, même les familles n’étaient pas infor-mées. On ne délivrait aucun certi cat de décès. Trente-cinq ans plus tard, il y a des familles quin’ont toujours pas fait leur deuil.

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Comment un écolier de Dubréka qui a rêvé d’être président … mourra en 1975 au camp Boiro

Les tendances occultes du dictateur guinéen, nous l'avons déjà signalé, se déploient également dans un autre domaine : il semble avoir une prédilection pour les infirmes, les handicapés, les albinos, etc. Bon nombre de ces êtres très particuliers appartiennent à sa police secrète et certains joueront un rôle important dans la vie nationale. C'est ainsi que Bangali, un petit bossu originaire de Faranah, simple planton aux PTT, peut réussir, par des allégations mensongères, à faire destituer le ministre de son département qui avait refusé de lui rendre un service illégal. Si Sékou aime tant les albinos et autres individus bizarres ou anormaux, c'est aussi, dira une rumeur insistante, parce que ceux-ci constituent d'excellentes proies... pour des sacrifices humains.

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En deux semaines, les prisonniers virent entrer au bloc plus de trente ministres et ambassadeurs, sans compter de nombreux hauts fonctionnaires de tout rang.

Ce billet est tiré du chapitre VI, intitulé La nouvelle vague, du livre Prison d’Afrique de Jean-Paul Alata.  L’auteur nous décrit les nouvelles conditions de vie que créa l’arrivée massive de nouveaux prisonniers, parmi eux de nombreux anciens ministres et hauts cadres. Une nuit, peu avant l’extinction des feux, il y eut grand branle-bas. On entendait des bruits de chalits traînés, de gamelles et ...

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La prison et les tortures sous le régime PDG de Sékou Touré, vues par la LIDH et quatre anciens ambassadeurs américains en Guinée. Partie IV

J'ai vu un Sénégalais, qui était devenu fou, ligoté chaque matin au pied d'un arbre, la main et le pied menotté, et laissé là tous les jours sans rien à manger ni à boire. D'autres sont morts de faim. Ils étaient enfermés dans une cellule, puis complètement oubliés, après avoir été étroitement ligotés de manière telle qu'ils ne pouvaient pas atteindre la porte. Lorsque leur râles s’arrêtaient, vous saviez qu'ils étaient morts.

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Communiqué de presse de l’AVCB sur l’exécution sommaire de 70 cadres, entrepreneurs et d’autres citoyens détenus dans les camps BOIRO sous la dictature sanglante de Sékou TOURE

Comme à l’accoutumée ce 18 octobre 2019, l’AVCB a fait le communiqué de presse suivant pour commémorer le sacrifice de 70 personnalités du régime de Sékou Touré. Cette année après un rappel des circonstances de cette ignominie, l’AVCB appelle les guinéens au dialogue étant donné le moment difficile que la Guinée rencontre. L’Association des Victimes des Camps Boiro(AVCB) se souvient du 18 ...

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  Parmi ces victimes, il se pourrait qu’il y ait un des vôtres

À l’occasion du 47ème anniversaire de la nuit des longs couteaux guinéenne que fut celle du 17 au 18 Octobre 1971, je vous propose cet article de Bah Mamadou Lamine avait écrit ce billet, l’année dernière présentant certaines des victimes qui furent assassinées. Crimes au Musée des Horreurs                    COYAH-KAKOULIMA                                            Ames sensibles, s’abstenir !                                        Crimes au Musée des Horreurs Qui était là et ...

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La prison et les tortures sous le régime PDG de Sékou Touré, vues par la LIDH et quatre anciens ambassadeurs américains en Guinée. Partie II

Les prisonniers politiques, comme en témoignent les affidavits à l'annexe II , n’ont droit à aucune chance de faire des déclarations pour  leur défense, ils ne sont pas autorisés à consulter un avocat. Il n'y a pas de présomption d'innocence; plutôt ils sont présumés coupables dès le début de toutes les charges que le tribunal apporte contre eux et ils sont censés automatiquement signer des déclarations préparées confessant leur culpabilité et d'impliquer d'autres sous la menace de la torture.

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