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Gouvernance

L'origine de ces noms de quartiers à Conakry: Bambéto, Hamdallaye, Dar-Es-Salam et Bomboli

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Dans la capitale guinéenne, Conakry, il y a des quartiers principalement peuplés de peuls, considérés fiefs de l’opposition qui portent des noms de villages situés au Fouta-Djallon.

Tout est parti de la période de la dictature de Sékou Touré, lorsque sa démagogie et sa mauvaise gouvernance ont provoqué des dégâts dans le tissus social et la psychologie de la société guinéenne.

Mamadou Lamine Bah, grand reporter de l’hebdomadaire satyrique Le Lynx nous en donne une explication. Il nous explique aussi comment et pourquoi les jeunes de ces quartiers sont devenus l’arme que l’opposition agite à chaque contentieux avec le gouvernement.

Du 07 au 11 Juin 1965 s’est tenue à Nzérékoré la 3è Session du Conseil National de la Révolution. A cette occasion, une seule et tragique décision significative, l’institution des normes de production ciblant particulièrement les paysans et les éleveurs.

Ce qu’ils produisent, graines ou bétail, il faut qu’ils le vendent au prix fixé par la Révolution. . Conséquence : l’élevage et l’agriculture meurent.

Au Fouta, l’exode rural s’accélère. Des gens traditionnellement éleveurs se transforment en vendeurs. Ceux qui persistent dans l’élevage émigrent vers la Sierra Léone ou la Guinée-Bissau, pays également Peulh, en particulier, respectivement dans le Kabala et dans le Ngabou.

Ou encore en Guinée Maritime, dans Fria, Dubréka, Boffa, Boké, Forécariah ou dans les bas-fonds de Kindia. Ceux qui se transforment en vendeurs émigrent vers Conakry et la Sous-région. Ils vont encore plus loin en Angola, au Togo, en Belgique ( Rue de Brabant à Bruxelles), Etats-Unis d’Amérique…

Parmi ces émigrants figurent en bonne place les ressortissants de Pita. Sékou Touré qui, depuis 1949 n’a jamais raté l’occasion de casser du Fouta et du Peulh n’a pas raté l’occasion pour arroser les gens de Pita de féroces injures.

Et, il les a fait massacrer le long de la frontière sénégalaise de Koundara à Balaki, Mali avec des escadrons de la mort dirigés notamment par le sinistre Wara Liila dans les années 1970.

Parmi ces émigrants un fort contingent de ressortissants de Gongorè de Pita. Cette sous-préfecture est fortement peuplée avec une densité kilométrique de plus de 120 habitants au Km2 !( Selon le recensement de 1996) Elle est très pauvre avec ses sols caillouteux et très peu propices à la culture.

L’un des indicateurs de la forte émigration est un taux de féminité très élevé : sur cent habitants résidant dans Gongorè, il y a soixante-dix femmes ! Ils ont littéralement envahi Conakry, dans la Commune de Ratoma et plus modestement dans Matoto.

Ils y sont arrivés avec les noms de leurs villages d’origine : Bambéto, Hamdallaye, Dar-Es-Salam, des districts ou villages de Gongorè, Bomboli, un district de Bourouwal Tappè, Pita.

Arrive la démocratie pluraliste avec Conté dans les années 1990. UNR de Mamadou Banque Route, Sira de Novembre avec dans ses bras le PRP, PUP de Fory-Coco, PGP de Portos… A l’époque, le PUP était l’adversaire à abattre : FLUG, CODEM… Mr Thierno Ousmane était un mordu de l’UNR.

Mr Barry, Maire de Ratoma et lui-même chef du quartier de Kaporo Rails. Cette zone de Bambéto-Cosa était déjà un fief de l’Opposition d’alors. Il abritait entre autres le siège du RPG. Qui était aussi bien membre de la Codem que du Flug, un front qui unissait l’UNR, le PGP et le RPG.

C’est au cours de cette période que les Jeunes de Bambéto ont été « montés » principalement par l’UNR pour casser les pieds du PUP. Kaporo Rails a été l’une des réponses de Fory Coco contre cette opposition, fidèle à son maître Sékou Touré de criminaliser les opposants.

Aujourd’hui, roulant pour le Grimpeur, vous marchez sur les pas de Conté en criminalisant l’opposition et ses militants. L’axe Bambéto-Cosa, pour vous, c’est l’Axe du Mal. Etre opposant au Chef, au Landho, au Mansa, c’est mauvais. C’est contraire à la volonté de Dieu qui donne le Pouvoir.

Le Chef a toujours raison. Nous sommes tous ses sujets et lui devons une obéissance aveugle et servile. Ce discours est aux antipodes de la Démocratie. On ne peut pas vouloir de la Démocratie et détruire les contre-pouvoirs dont le principal, c’est l’Opposition. Le Pouvoir et l’Opposition, sont comme cul et chemise, INSEPARABLES.

Entre les Années 1990 et aujourd’hui, la situation des Jeunes de l’Axe a évolué. Ils sont devenus plus nombreux et, proportionnellement à la répression dont ils sont l’objet, eux et leurs parents, la seule que les gouvernants guinéens donnent face à la demande sociopolitique, les Jeunes se sont radicalisés.

Mais, qui sont ces jeunes ?

Ce sont les descendants des gens qui avaient fui la pauvreté. Ils sont originaires principalement de Pita, de Mamou et de Dalaba et plus globalement du Fouta. A Gnaari-Wada, on rencontre principalement des citoyens de Gongorè( Djellitorguel, Deben, Djindji, Madina Lèguè…) et des ressortissants de Maci, Palaga, Ndirè…

La zone c’est aussi des Soussous et des Malinkés. On y trouve également le siège du RPG. C’est une zone quasiment abandonnée en termes d’accès aux services sociaux de base. Peu ou pas d’écoles et de services de santé publics, pas d’emplois disponibles, pas de sécurité y compris foncière.

Pour survivre, ils ont le choix entre être vendeurs à la sauvette ou au Marché de Madina ou se débrouiller dans le secteur non formel : tailleurs, cordonniers, cireurs, chauffeurs, coiffeurs, taximen ou pilotes de taxi-moto, mécaniciens…

Pourtant, parmi eux beaucoup de diplômés, des ingénieurs, des économistes, des informaticiens, des médecins, des infirmiers… Sous l’actuel régime, du fait de leur origine ethnique et/ou de leur conviction politique, ils n’ont aucune chance de trouver le moindre boulot avec l’Etat.

                                                                                                                    

Je revendique le titre de premier clandestin à entrer en Italie, le jour où la mort de Che Guevara a été annoncée. Mais comme ce serait long de tout décrire, je vous invite à lire cette interview accordée à un blogger et militant pour les droits humains qui retrace mon parcours dans la vie: https://fr.globalvoices.org/2013/05/20/146487/

30 Comments

30 Comments

  1. Guinee24news

    13 septembre 2015 at 12 h 25 min

    Plus qu’une opinion politique mais une belle leçon d’histoire de notre pays. merci au doyen Abdoulaye pour cet article. reste plus qu’à liker et à partager =D

  2. barry

    13 septembre 2015 at 12 h 48 min

    This is one of the correct story of all times concerning the people around the said zone..thank you for such a story

  3. Koulibaly

    13 septembre 2015 at 22 h 54 min

    Arreter de victimiser eternellement le peulh cette histoire bidon na autre sens qu’inciter les ignorants a durcir leur caractere dans l’obscurentisme pour pertidurer la division et l’incomprehension sociale en Guinee. Si tu es historien ecrit un livre avec une sincerete morale qui permet a nous jeunes de savoir qu’est ce que le peulh aussi a fait pas toujours ce qu’il a subit.

    • Abdoulaye

      14 septembre 2015 at 8 h 30 min

      L’ambition de ce site est de faire connaitre la Vérité sur notre pays en partant de ce qui en ont été témoins ont écrit. Dans le cas de ce billet, il s’agit de Mamadou Lamine Bah, qui était journaliste à Horoya aux moments de la 3è Session du Conseil National de la Révolution qui s’est tenue à Nzérékoré en 1965. Et en tant que guinéen vivant dans le pays ou en exil, il n’a jamais perdu de vue l’évolution de notre pays.

    • BAH

      15 juin 2016 at 20 h 45 min

      au lieu de dire darêté dinsité lè peul prkoi ne pa dire a no dirigean darêté d persékité lè peul car ceci è une vérité ke u réconè o fon d ton cœur !

      • Abdoulaye

        16 juin 2016 at 8 h 32 min

        Le but de ce blog est de dénoncer les exécutions extra-judiciaires et autres formes de violence commises par l’état guinéen. Il refuse de se lancer dans une revendication à caractère ethnique.

        Pour moi, le peuple de Guinée est un et indivisible.

  4. Barry

    15 septembre 2015 at 13 h 34 min

    Je trouve que ceci n’est autre qu’une opinion personnelle qui ne reflete pas exactement la realite et non constructif. Tous les peulhs ne sont pas ce qu’il decrit ici. Je suis revolte. Selment la face negative. Pourquoi? Nous sommea mieux que ce que tu dis ici.

    • Abdoulaye

      16 septembre 2015 at 21 h 30 min

      Bah Mamadou Lamine, auteur de ce billet a personnellement vécu les évènements qu’il relate. Il était journaliste à Horoya. Si vous êtes en mesure de produire un article qui donne d’autres explications, ce blog n’aura aucun problème à le publier, s’i vous apportez des preuves de ce que vous soutenez.

      Merci M. Barry, pour votre intérêt pour ce blog.

  5. Keita

    16 avril 2016 at 0 h 44 min

    C’est honteux de la part de qu’un qui se dit intellectuel et qui cultive la haine entre les fils d’un même pays;si tu as servi aux nations unies c’est plus que rançon de la trahison qune quelconques compétence. T’AS DE MAUDITS SEKOU TOURE AVAIT RAISON CAR DES TRAÎTRES COMME TOI ÉTAIT PLUS BON À L’OMBRE DE BOIRE QUE DANS LA NATURE EN RÉPONDANT LA HAINE ETHNIQUE. SEKOU TOURE FUT UN BON GUINEEN

  6. Bangoura

    19 avril 2016 at 6 h 44 min

    Il ne suffit pas seulement de citer ce que les peulhs ont subit comme mal, il faut aussi leurs rappeler ce qu’ils ont fait comme mal pour subir toute cette injustice comme vous le dites sinon vous risquez de révolter les ignorants dans le vide. je crois bien qu’il sera meilleur d’être claire avec les jeunes car une chose reste claire tout les politiciens sont pareils donc même si ces in peulh qui viens au pouvoir actuellement il ne fera pas mieux que les autres donc soyons claire et unissons nous les jeunes laissons les politiciens avec leurs politique destructive. mercie!!!!!!!!!!!

    • Abdoulaye

      20 avril 2016 at 14 h 34 min

      Si vous suivez ce blog, vous aurez sans doute remarqué que parler d’ethnie ne fait pas partie de mon langage personnel. Pour moi la diversité culturelle, c’est du vécu. Ma famille d’origine s’est installée à Guékédou dans les années ’40. Et par des liens de mariage, parmi mes frères, cousins et neveux, vous trouvez toutes les ethnies. Mon arrière grand-père maternel était un sofa de Samori, qui s’est exilé au Fouta, après la bataille de Fougoumba, si mes souvenirs sont bons.

      A mon retour en Guinée, après la mort du tyran, je me suis fixé comme obligation de ne pas adhéré à un parti dont le leader était de la meme ethnie que moi. Et, actuellement les étudiants que je soutiens aux études sont loin d’être tous des peuls. Ce sont des jeunes que j’ai choisis sur la anse de leurs résultats universitaires, malgré leur manque de moyens. Je ne les connais même pas.

      Décomplexez-vous!

  7. Doukoure

    19 avril 2016 at 14 h 03 min

    je pense que si nous accordons de l’importance à ces blogs,je peux dire qu’un jour la jeunesse guineene sera debloquée.il sagit pas de prendre parti en lisant ces textes mais plutot à essayer de comprendre la vrai histoire de pays la Guinee car dans nos livres il n’y a que des histoires flous qu’on ne peut ni verifier ni demander des explications relatives auprès d’un sage.merci à mr Bah.

  8. Kaba

    19 avril 2016 at 19 h 46 min

    Ridicule! Toute la Guinée a suffere cette période du temps de Sekou Touré. Autant les peulhs partaient à conakry ou au Sénégal autant les malinkés ont envahit la Forêt et la Côte d’ivoire. Il n y pas une seule famille en haute Guinée qui n’a pas plusieur ressortissants en Côte d’Ivoire et beaucoup ont changé de nom pour ne pas être reconnu la comme étrangers. Combien de konianke ont élu le Liberia comme patrie en ces moments? Give us a break! Nous avons tous suffere. Toute la Guinée.

    • Abdoulaye

      20 avril 2016 at 14 h 14 min

      Qui a soutenu le contraire? Au lieu de vous lancer dans la répétition de discours que vous avez déjà répétés autant de fois, lisez l’article que vous commentez. Ayant vécu, presque toujours à l’étranger, j’ai eu des amis parmi les guinéens provenant de toutes les régions et ethnies. Et la solidarité entre nous était totale.

      Ma réussite dans la vie est due en grande partie à cette solidarité qui nous a réunis.

  9. Diallo Mahmoud

    20 avril 2016 at 0 h 12 min

    Histoire vraiment intéressante

  10. Niane

    20 avril 2016 at 17 h 59 min

    Vous êtes Guinéens , il est temps d’ enterrer la hache de guerre et éviter les discours politiques qui ne servent qu’ à attiser la violence en réveillant les vieux démons ! Il s’ est passé des choses abominables en Guinée et personne ne peut nier les purges perpétrées par le régime de Cheikhou Touré à l’ encontre du peuple guinéen et particulièrement peulh . Les intellectuels guinéens doivent se réconcilier et réconcilier ce peuple !

    • Abdoulaye

      21 avril 2016 at 16 h 25 min

      Cher ami Niane, pour commencer, à mon avis il n’y a aucune réconciliation nécessaire entre les différentes composantes du peuple guinéen. Il y a certes des tensions ethniques passagères qui sont créées de temps à autre par des politiciens en manque d’idées.

      Mais si vous prenez par exemple un avis de mariage, de naissance ou de décès, vous ne trouvez aucun dont les familles intéressées sont de la meme ethnie. Comme vous vous appelez Niane, vous savez sans doute que l’une des plus belles femmes guinéennes depuis toujours est de mère peule et de père malinké. Je veux parler de Katiuscia, une des premières mannequins africaines.

      C’est l’état qui doit se réconcilier avec ses citoyens.

      Mais si vous reconnaissez que le tyran Sékou Touré a commis des crimes contre le peuple guinéen, vous m’excuserez de ne pas comprendre que vous nous invitiez, nous fils de victimes, mais aussi militants des droits humains, à tout oublier au nom d’une réconciliation mal posée. Pensez-vous que nous pouvons nous y engager avec le meme état d’esprit que vous alors que l’état ne nous dit pas dans quelles fosses collectives gisent les corps de nos parents que tous nos biens volés par cet état prédateur ne nous ont pas été restitués?

  11. KEITA

    21 avril 2016 at 11 h 45 min

    Chers frères BAH,
    C’est avec une attention soutenue que je viens de lire votre article;celui de la honte au regard des talents dont vous revendiqué.A chaque phase de l’évolution humaine,s’impose une révolution globale aussi bien intellectuelle,physique qu’ethnique.J’ose croire que le malheur de la communauté PEUHL,est moins AHMED SEKOU TOURE que des intellectuels peuhl à la petite tête et en panne d’idées sincères comme cette fratrie de BAH,venus je ne sais d’où.Chacune des composantes de notre pays a connu à des période donnée des jours sombres qu’elles sont su oubliées très vite.Il en est du l’extinction génocidaire des hordes de Peuhl contre les DJALONKES .Ces derniers ont été décimé jusqu’aux noms de familles.
    En 1985 les Malinkés connaissaient leurs jours sombres.Aujourd’hui ils l’ont oublié au nom de l’unité nationale et de la communauté de foi.
    Puisse le Seigneur épargné notre peuple de l’influence des intellectuels revanchard dont le seul rêve est de voir un Peuhl s’empare du pouvoir suprême pour une GUINÉE MONO ETHNIQUE.

    • Abdoulaye

      21 avril 2016 at 16 h 07 min

      J’ose croire que vous m’insulter par pur sanakouya!Je voudrais vous signaler, cependant, que lors de mon bref retour en Guinée, j’ai posé comme condition pour mon engagement dans les files d’un parti politique qu’il ne soit pas dirigé par un leader de la meme ethnie que moi.

      Je maintiens encore cette position, malgré les nombreuses insultes que me lancent des gens comme vous, qui n’ont pas tous connu la période noire que nous a imposée le tyran sanguinaire Sékou Touré.

  12. diallo

    20 juin 2016 at 5 h 12 min

    Histoire très importante.
    Je me demande pourquoi Sékou Touré torturait les gens au camp boiro .

  13. No where

    19 juillet 2016 at 9 h 54 min

    Jai bien lire c bloc.mai ya pa un fait San San cause. Si vs pouvez ns expliqué 1p les fait ds victimes.dan c ka on pura cnnaitre la verité merci.

    • Abdoulaye

      22 juillet 2016 at 19 h 00 min

      Au fil de mes publications, vous trouverez ce que je veux publier. Si vous avez d’autres intérêts, écrivez un billet que je serai heureux de publier.

  14. claver

    22 juillet 2016 at 8 h 32 min

    hey slt a tous coté amboche ou chomage je c’est quoi j’ai lus et jaimerai bien te signaler que ce n’est pas seulement les peuhl qui choment dans ce pays voila so renseigne toi tres bien et tu vera que ceux qui choment plus sont loin d’etre peuhl,taximetre ,vendeur,ou je c’est pas quoi evalue leur niveau d’études voir avant de lancer quoi ce soit comme accusation.thanks to all

    • Abdoulaye

      22 juillet 2016 at 18 h 59 min

      M. Claver, qui a dit que c’était simplement les peuls qui chômaient en Guinée, pays qui se trouve avec une économie sinistrée? Ce site est pour tous les guinéens qui pensent que notre diversité est la plus grande richesse de notre pays.

      Si vous avez d’autres problèmes à débattre, vous vous etes trompé d’adresse.

  15. Maha Mady

    25 juillet 2016 at 14 h 04 min

    Bien faire et laisser braire. Les noms de ces quartiers sont tirés dans la culture arabes musulmane. Loin d’être ethnique je vais vous instruire de chercher davantage la vérité historique au lieu de vous cramponner mordicus sur vos haines sociales qui ne vous feront que maigrir.

    • Abdoulaye

      25 juillet 2016 at 21 h 06 min

      Les noms de ces quartiers ne sont nullement de quelque ethnie que ce soit, c’est vrai. Mais, cela n’empêche qu’ils reflètent ceux de villages du Fouta-Djallon d’où est originaire le nombre le plus importants de leurs habitants.

      M. Maha Mady, détendez-vous et utilisez un langage moins agressifs.

  16. Keita

    9 septembre 2016 at 2 h 34 min

    Bien dit mon frère
    Mr Abdoulaye je voulait juste savoir quelque chose Sur camp boiro est ce que ces les peul seulement qui on été assasine ou maltraite au camp boiro pourquoi vous ne parle jamais des Autre ethnie tel que le malingue noumoudja Keita kaba 44 fangama aliou cisse les Bangoura ousmane les beavogui je suis née en 1987 mes je me suis vraiment intéressé a ce qui ces Passer au camp boiro j’ai lit le livre de Mr portos camp boiro l’usine de La Mort mes qui est different de ce que vous dit Sur camarade hamed Sekou Touré rien n’ait claire pour moi chacun dit sa couleur mes sent preuve je veut vraiment que vous me guide merci pour la compreation

    • Abdoulaye

      9 septembre 2016 at 20 h 36 min

      Mon fils, vous lisez un article qui ne parle que des noms de quartiers de Conakry pour me dire que je ne parle que des peuls. Je vous encourage à lire d’autres articles de mon blog, vous verrez que c’est une impression non justifiée car je me place au-dessus de cette vision ethnique de mon peuple.

      S’il y a eu une majorité de peuls au Camp Boiro, cela est du peut-être au fait que cette ethnie représente 40 pour cent de la population et elle est très entreprenante. Comme le régime dictatorial, à l’édification du quel des membres de toutes les ethnies ont participé, avant qu’elle les dévore, s’en prenait surtout aux intellectuels et à ceux qui avaient fait fortune, ces deux faits pourraient être la raison pour laquelle, les membres de cette ethnie ont été particulièrement ciblés.

      Dans la liste très partiel du Mémorial Camp Boiro http://www.campboiro.org/victimes/names-index.html, vous serez étonné de voir le nombre des membres des autres ethnies qui ont été victimes. Seulement pour les Keita il y a 23 victimes.

  17. Soumah

    28 janvier 2017 at 10 h 20 min

    Commenter:cert1 peul com vs mr bah vs nête pa bon pour la guiné,cè pa seulmn lè peul ki on été victim tte lè otr ètni en ont été.Sékou touré,lansana conté,dadis,sékouba é alpha vs navé aprécié ok1 d cè personalité 1portante,mè pluto vs saboté pourtan c ké cè persone on fè pr la guiné vs navé pa fè é dailleur vs ne pouré pa fèr avek vo èspri ètnocentrik,vo coeur pl1 d hène contr tte lè otr ètni d la guiné,avan saché ké le fouta djalon ne vs aparti1 pa cè la region djallonsossé cè tt dernièrmn vs ète venu laba en massacran cè djalonké par la force pr y rèsté vs nète mêmpa d la guiné vs av trouv lè nom d cè lieu comxa o fouta djalon retené bi1 ké vs ne pouré ri1 contr le bloc(forè-hoteguiné-basscôte) ri1 du tt.Ns ns avon dpassé l stad dètnocentrism é d soulèvmn dè histwr comune ns voulon la pè la solidarit le dvlopman,tu è bel é bi1 entr1 d joué o feu comxa dnc cèss…

    • Abdoulaye

      31 janvier 2017 at 8 h 53 min

      Malheureusement, je n’arrive pas à vous lire. Mais je comprends la teneur de votre message. Ceux qui me suivent savent que ce que vous affirmez ne correspond pas à la vérité.

      J’en prends note et vous remercie.

      Bonne journée

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Droits de l'Homme

Les positions d’Alexeï Navalny sur les migrants vont à l’encontre de son discours pro-démocratie

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Alexeï Navalny lors de la campagne de 2017 à Irkutsk en Russie Centrale. Photo par Evgeny Feldman pour navalny.feldman.photo, sous licence CC-BY-NC.

Alors qu’Alexeï Navalny [en] est devenu une figure de ralliement pour une grande partie des Russes libéraux et un symbole de l’opposition au président Vladimir Poutine, son image auprès des citoyens d’Asie Centrale – dont beaucoup sont travailleurs immigrés en Russie – est bien plus nuancée. En effet, certains le voient comme un nationaliste, tenant des propos discriminatoires dont il ne s’est jamais excusé, pas plus qu’il ne les a rétractés.

Navalny s’est imposé sur la scène politique comme lanceur d’alerte en 2010. Grâce à son blog [ru], à un usage habile des réseaux sociaux et au lancement de sa fondation anti-corruption [ru] en 2011, il est devenu un acteur majeur de la politique russe. Son dernier documentaire d’investigation sur le palace de Poutine au bord de la mer Noire, diffusé le 19 janvier, a récolté plus de 100 millions de vues sur YouTube.

Il a payé le prix fort pour ses prises de position ouvertement critiques : Navalny et son frère ont tous deux été arrêtés et emprisonnés à maintes reprises. Le 20 août 2020, il est victime d’empoisonnement mais survit après avoir reçu un traitement et se rétablit dans un hôpital en Allemagne. D’après le groupe d’investigation Bellingcat, cette tentative d’assassinat aurait été commanditée [en] par les services secrets russes.

Malgré le fait qu’il ait frôlé la mort et sachant qu’il risquait la prison dès son arrivée sur le territoire, Navalny retourne en Russie le 17 janvier. Il est immédiatement arrêté et devient l’emblème de la résistance politique et de la démocratie, inspirant des milliers de Russes à descendre massivement dans les rues le 23 janvier, dans des proportions jamais vues depuis les années 1990.

Le 2 février, il est condamné à près de trois ans de prison pour une violation présumée de son contrôle judiciaire.

Alliance avec les nationalistes russes

Si les actions de Navalny démontrent son courage, il a aussi fait des déclarations sur sa vision de l’immigration [en] en provenance de l’Asie Centrale et du Caucase – ainsi que sur le statut de la Crimée [en] – qui sont incompatibles avec le discours plus large sur les droits humains et la démocratie qu’il porte pour dénoncer la corruption d’État à l’œuvre pendant les deux décennies du règne incontesté de Poutine.

Global Voices s’est entretenu avec Sergueï Abashine, un professeur de l’Université européenne à Saint-Pétersbourg [ru] et un éminent spécialiste de l’Asie Centrale et des immigrés originaires d’Asie Centrale en Russie, afin d’analyser la position de Navalny sur cette question :

Il y a dix ans, Navalny a participé aux marches russes [en] annuelles qui sont ouvertement xénophobes. Pendant les élections municipales de 2013, l’un des principaux sujets abordés lors de ses interventions publiques était l’immigration. Un phénomène contre lequel il proposait de lutter, sa rhétorique abondant en attaques xénophobes contre les personnes originaires d’Asie Centrale et du Caucase, qu’il accusait d’être des criminels, inadaptés à la culture russe et présentant une menace terroriste.

Interviewé par Global Voices, Rashid [son nom a été modifié par mesure de sécurité], un immigré ouzbek qui vit à Moscou depuis plus de dix ans, explique :

Il [Navalny] fait partie de ces gens en Russie qui introduisent dans le discours libéral cette vision négative des migrants et de la région du Caucase, une position auparavant marginale et peu répandue.

Minimiser un passé encombrant

Depuis 2016, Navalny et son équipe tentent de minimiser ses déclarations passées et évitent de s’exprimer sur le sujet sensible de l’immigration en provenance d’Asie Centrale et du Caucase en Russie, se rendant peut-être compte que ses idées pourraient nuire à son image publique.

Cependant, quelques incidents embarrassants ont entaché son discours. Pendant la guerre entre la Géorgie et la Russie en 2008, qui a résulté en l’annexion d’une partie de la Géorgie par la Russie, Navalny a exprimé son soutien aux actions menées par Moscou, employant même des termes injurieux à l’égard des Géorgiens dans ses articles de blog [en].

En avril 2017, la veille de l’élection présidentielle à laquelle il se présentait, Navalny est l’invité de l’émission en ligne présentée par le vlogueur Youri Doud, l’un des influenceurs les plus connus en Russie. Il nie alors être un nationaliste.

 

EN SAVOIR PLUS sur l’importance et l’influence des vlogueurs en Russie : Un documentaire novateur sur l’épidémie du VIH en Russie rencontre un succès phénoménal

Pourtant, lorsque le présentateur lui demande pourquoi il voulait imposer un système de visa aux citoyens kazakh tout en réclamant que l’Allemagne mette en place un programme d’exemption de visa pour les citoyens russes, Navalny répond : « Je vois que des gens d’Asie Centrale viennent en Russie et je ne vois pas ça comme bénéfique. »

Les indicateurs économiques et démographiques, cependant, montrent tout autre chose. La population russe est en constant déclin et l’immigration [en] vers le pays empêche ces statistiques démographiques de sombrer dans l’abîme. Avant l’épidémie de COVID-19, le pays comptait plusieurs millions de travailleurs immigrés, principalement originaires d’Asie Centrale. En novembre 2020, le nombre officiel est de 1,8 million[ru]. Il n’existe pas de chiffres exacts, cependant, car beaucoup d’immigrés viennent de pays dont les citoyens sont exemptés de visa et travaillent le plus souvent illégalement.

La présence d’immigrés d’Asie Centrale est tellement indispensable pour l’industrie lourde, pour le bâtiment et pour d’autres prestations de services, qu’en janvier 2021 le gouvernement russe a dû réitérer son besoin urgent de travailleurs immigrés originaires d’Ouzbékistan et du Tadjikistan [ru].

Si l’importance des travailleurs immigrés est un fait établi, pourquoi Navalny a-t-il alors déclaré à maintes reprises par le passé que les migrants étaient un problème, une menace même ? Le professeur Abashine explique :

Navalny est un populiste et un politicien pragmatique. L’idéologie n’est pas un principe fondamental pour lui, il préfère s’adapter à l’état d’esprit de son public potentiel. Si la société russe réclame fortement un discours anti-immigration et si ce sujet occupe une place importante dans l’opinion publique, dominant les questions concernant la guerre avec l’Ukraine, le rôle de l’Occident ou le COVID-19, je pense qu’il est capable de revenir à une rhétorique anti-immigration et xénophobe.

Rashid partage cet avis :

Il est peu probable que [Navalny] ignore l’importance des immigrés pour l’économie russe. Mais il a besoin du soutien des Russes lambda, des gens qu’il peut convaincre que le gouvernement actuel est responsable de tout ce qui ne va pas, celui-là même qui offre du travail aux migrants, ce qui explique que tout aille mal en Russie aujourd’hui.

Note de la rédaction : Cet article est la première partie d’une analyse sur l’image de l’opposant russe Alexey Navalny en Asie Centrale. Retrouvez la deuxième partie ici [en].

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Ce billet a été écrit conjointement par Filip Noubel et par Yevgeniya Plakhina et traduit par Amaryllis Prémillieu pour le réseau globalvoices.org qui l’a publié le 17 février 2021.

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Droits de l'Homme

La liberté d’expression dans une spirale descendante en Afrique australe, selon une nouvelle étude

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Des jeunes posent pour une photo lors d'une conférence en Namibie. Photo par Yusuf Kalyango Jnr., sous licence CC BY-SA 2.0.

[Sauf mention contraire, tous les liens renvoient vers des pages en anglais, ndlt.]

Une étude récente [pdf] de la coalition de la Déclaration africaine des droits et libertés de l’Internet (AfDec) a examiné la législation existante et son impact sur le droit à la liberté d’expression dans sept pays d’Afrique australe – Afrique du Sud, Malawi, Mozambique, Namibie, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.

Le rapport de 102 pages comptait sept contributeurs, dont Dércio Tsandzana, responsable de la rédaction lusophone de Global Voices.

Un résumé des résultats pour chaque pays est présenté ci-dessous.

Malawi

L’article 35 [pdf] de la Constitution du Malawi de 1994 (avec ses amendements) garantit la liberté d’expression, « prévoit le droit à la liberté d’opinion à l’article 34 ; la liberté de la presse à l’article 36 ; l’accès à l’information à l’article 37 ; et la liberté de réunion à l’article 38 », note le rapport.

Néanmoins, l’examen de l’AfDec a identifié trois lois qui ont fait dérailler la liberté d’expression : la Loi n°33 sur la cybersécurité et les transactions électroniques de 2016, la Loi n°10 sur le drapeau, les emblèmes et les noms protégés de 1967 (telle que modifiée par la loi n°11 de 2012) et l’article 60 du Code pénal [pdf].

Lire également : Digital rights remain under threat in Malawi despite historic win for democracy

Plus précisément, la loi sur la cybersécurité contient des clauses explicites qui bâillonnent la liberté d’expression en ligne et limitent la liberté de la presse.

Mozambique

Des femmes à Praia do Bilene, Gaza, Mozambique. 6 août 2006. Photo de Julien Lagarde via Flickr, sous licence CC BY-NC-ND 2.0.

L’article 48 [pdf] de la Constitution mozambicaine de 2004 garantit la liberté d’expression et le droit à l’information à tous les citoyens.

Lire également : Le Mozambique aurait tenté d’expulser un journaliste étranger après avoir révoqué sa carte de presse [fr]

La constitution ne contient « aucune limitation spécifique » à ces droits, mais le « droit à l’information et à l’expression est régi par des lois spécifiques », a révélé l’étude.

Namibie

La Namibie se distingue parmi les six autres pays examinés dans cette étude, grâce à un climat de liberté d’expression plus convivial. Elle dispose également de l’environnement médiatique le plus libre d’Afrique selon l’Indice mondial de la liberté de la presse 2020 [fr], un classement établi par Reporters sans frontières.

Lire également : En Namibie, le passage au numérique fait sensation mais quid de l’exclusion des populations autochtones ? [fr]

La « répression des droits humains, y compris la liberté d’expression » en Namibie « n’est en aucun cas un phénomène habituel ou normal », affirme l’étude. Cependant, certains clignotants sont au rouge, notamment en raison de l’existence de lois qui « autorisent ou permettent une telle répression si ou quand ceux qui ont des tendances ou des intentions autocratiques venaient au pouvoir, démocratiquement ou non », prévient l’étude.

Afrique du Sud

Formation technologique des jeunes en Afrique du Sud. Photo de Beyond Access via Flickr, sous licence CC BY-SA 2.0.

Le droit à la liberté d’expression est fermement ancré dans l’article 16 (1)[pdf] de la Constitution de la République d’Afrique du Sud de 1996 et protège les libertés suivantes : la presse, le partage et la réception d’informations, la créativité artistique, la recherche universitaire et scientifique.

Mais ces droits ne sont pas absolus. La première de ces limitations est énoncée à l’article 16 (2) de la Constitution, qui criminalise les discours incitant à la propagande de guerre, à la violence et à la haine ethnique, raciale, de genre ou religieuse. La deuxième est inscrite à l’article 36, qui limite le droit à la liberté d’expression tant que cette restriction est « raisonnable et justifiable dans une société ouverte et démocratique fondée sur la dignité humaine, l’égalité et la liberté », précise le chapitre de l’étude consacré à l’Afrique du Sud.

Tanzanie

Un homme regardant son téléphone portable en Tanzanie, le 9 décembre 2018. Photo de Riaz Jahanpour, pour USAID Tanzanie / Digital Development Communications via Flickr, sous licence CC BY 2.0.

Depuis 2015, la Tanzanie s’est engouffrée dans une spirale descendante vers l’autoritarisme [pdf] avec un climat de peur généralisé [fr], de censure des médias, de démembrement de l’opposition avec une répression accrue des journalistes et des militants.

Lire également : Tanzanian poll is likely to usher in a new era of authoritarianism. Here’s why.

Bien que le droit à la liberté d’expression soit protégé en vertu de l’article 18 de la Constitution tanzanienne, certaines lois comme la Loi sur les cybercrimes de 2015 [pdf], la Loi sur les médias [pdf] de 2016, et la législation de 2018 sur communications électroniques et postales, qui portait spécifiquement sur les contenus en ligne, « contiennent les dispositions les plus susceptibles d’être utilisées pour réprimer les voix dissidentes », indique le rapport.

La loi sur la cybercriminalité accorde au gouvernement un pouvoir excessif pour interdire, censurer et sanctionner arbitrairement la presse écrite et les médias sociaux. Une condamnation en vertu de cette loi entraîne une peine de prison de trois ans ou une amende d’au moins 5 millions de shillings tanzaniens (environ 2 000 USD) ou les deux.

Lire également : Une série d’enlèvements et d’arrestations signale une dégradation inquiétante des droits humains en Tanzanie [fr]

La loi sur les services de médias impose l’accréditation obligatoire des journalistes, qui peut être retirée à tout moment. Cette législation a également « conféré au ministre le pouvoir absolu d’interdire l’importation de publications et de sanctionner le contenu médiatique », indique l’étude de l’AfDec.

De même, la législation sur les communications électroniques et postales (contenu en ligne) a obligé les blogs et les forums en ligne à payer des frais d’inscription de plus de 900 USD. Tout manquement est passible d’une amende « d’au moins 5 millions de shillings tanzaniens» (environ 2 000 USD), ou d’une peine d’emprisonnement « d’au moins 12 mois ou les deux ».

Lire également : À l’approche de l’échéance pour la taxe sur les blogueurs, les principaux sites indépendants s’éteignent en Tanzanie [fr]

Zambie

Le droit à la liberté d’expression est protégé par l’article 20 [pdf] de la Constitution zambienne. Mais des lois restrictives comme celle sur les technologies de l’information [pdf] et de la communication et celles de 2009 sur les communications et les transactions électroniques [pdf] « criminalisent certaines activités en ligne qui entravent le droit à la liberté d’expression », note l’étude. L’ensemble de ces lois et la surveillance étatique ont limité la liberté d’expression dans le pays.

Zimbabwe

Un policier portant un masque anti-virus s’entretient avec un automobiliste à un point de contrôle à Bulawayo, Zimbabwe, le 20 avril 2020. Photo par KB Mpofu / BIT via Flickr, sous licence CC BY-NC-ND 2.0.

Malgré des dispositions constitutionnelles claires – l’article 61 et la Déclaration sur les droits dans la Constitution du Zimbabwe de 2013 – qui protègent la liberté d’expression, « le Zimbabwe obtient toujours de mauvais résultats dans divers classements régionaux et mondiaux de l’état de la liberté d’expression », selon l’étude [pdf].

Lire également : Confinement jusqu’à l’étouffement : comment les mesures anti-COVID19 ont débordé sur les droits numériques au Zimbabwe [fr]

L’application des protocoles contre la pandémie COVID-19 a représenté une excuse pour réprimer la liberté d’expression en ligne, comme le montre l’ordonnance pour la santé publique de 2020, qui « criminalise les fausses déclarations », indique l’étude.

Lire également : A Zimbabwean journalist, two opposition politicians jailed for tweets about police brutality

L’étude de l’AfDec affirme également que « le gouvernement zimbabwéen a été soupçonné de tolérer la torture, les enlèvements et parfois les disparitions » de critiques. Par exemple, Itai Dzamara, un critique virulent du gouvernement, a été enlevé le 9 mars 2015 et est porté disparu depuis.

Gel de la liberté d’expression

Le rapport a montré un bilan désastreux de la liberté d’expression dans certains des pays examinés. Certains pays utilisent des lois qui imposent des droits de licence et d’accréditation aux journalistes et aux blogueurs, et augmentant le coût de l’expression et de la communication dans le but de les décourager.

Il en résulte un étouffement de la dissidence et « un effet paralysant sur la libre circulation des idées et des propos sérieux », déclare l’AfDec.

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Ce billet que j’ai traduit a ete écrit par le nigérian Nwachukwu Egbunike pour le réseau globalvoices.org qui l’a publié le 18 février 2021.

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Camp Boiro

Les exécutants des sales besognes du tyran Sékou Touré. 2ère partie

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Almamy Fodé Sylla

Après avoir décrit les membres et les rôles néfastes des différents Touré, appartenant à sa propre  et les Keïta, appartenant à celle de sa femme, Almamy Fodé Sylla décrit dans son livre L’Itinéraire sanglant les roles des sous-fifres qui ont contribué à la destruction morale, économique et sociale de la Guinée.

Almamy Fodé Sylla, disparu depuis septembre 2016, avait eu la chance de survivre aux atrocités du camp Boiro. Il avait été vice-président de l’Assemblée nationale sous la première législature de la deuxième république; ministre secrétaire général à la présidence; ministre de la fonction publique et du travail; ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

L’auteur était  tellement proche du Général qu’il était une des rares personnes qui montaient en voiture avec ce vieux dictateur. C’était une des personnes qui oeuvraient pour une véritable réconciliation nationale, en Guinée. Il était un ami intime de la famille d’Elhadj Diallo Boubacar Telli.

En 2002, lors d’une rencontre avec une délégation de l’Association des victimes du camp Boiro, il avait confessé son échec auprès de son ami Conté dans sa tentative de réhabilitation des victimes des caps de concentration du tyran Sékou Touré.

Ce groupe est composé de toutes celles et de tous ceux qui sont mêlés de près ou de loin à la tragédie guinéenne : agents secrets, parents ou alliés du tyran, les nombreux marabouts complices du pouvoir tyrannique. Responsables de la plupart des sacrifices humains, qu’ils indiquaient personnellement, avec le rituel, au Chef de la Loge maçonnique de l’Ouest africain, les sacrificateurs portent la lourde responsabilité d’avoir mis le couteau à la gorge d’êtres humains, comme eux, et de l’avoir tranchée, froidement, sans frémir.

Lire également: Le gouvernement, une affaire des familles Touré et Keita

Sur ce chapitre, rappelons avec amertume le résultat d’une amitié.

Oh ! Dieu de la Clémence ! Pardonnez aux innocents ! Mais condamnez les coupables !
Ayez l’âme d’Elhadj Sidiki que l’amitié d’un fils pour un tyran a entraîné sur la voie très périlleuse de « Cheytane », du Satan trompeur. En effet, Sékou et son ami Béa (Premier Ministre) se concertent, discutent, arrêtent un plan satanique, auquel ils associent malheureusement un homme respectable, le père du Premier Ministre. Si Sékou a, 30 ans durant, choisi, adopté et gardé Béavogui Lansana comme fidèle compagnon, c’est parce qu’il le sait capable d’accepter de jouer n’importe quel rôle dans son théâtre infernal. Assis dans un coin, les deux hommes complices convoquent Elhadj Sidiki Béavogui, qui arrive précipitamment, sans savoir qu’il venait se souiller les mains dans des circonstances imprévisibles pour un fervent musulman.

— Tiens, égorge-le ! telle est la volonté de Dieu.

Les deux hommes d’État suivent avec un réel plaisir « l’exécution froide » qu’ils viennent d’ordonner. Crime parfait ! Certainement pas ! La chose, bien tenue au secret pendant un certain temps, va «filtrer ». Et, finalement, c’est dans un livre que l’humanité entière sera informée. Elhadj Sidiki Béavogui en voudra éternellement à son fils pour ce crime odieux qu’il lui a fait commettre. Toutes celles et tous ceux qui ont approché Elhadj Sidiki Béavogui peuvent témoigner de l’authenticité de cette révélation. Car le « vieux » l’a dit à tout son entourage. Et c’est pour cette raison que, très «adroitement », « ce père indiscret que l’âge fait délirer », est mis en réclusion quelque part jusqu’à sa mort. Mais comme il n’y a pas de crime parfait, c’est bien dans cette réclusion que le « Tout Guéckédou » a appris tout ce qui s’est passé.

« Je refuserai de commettre un tel crime », diront certains lecteurs.

Attention ! Sékou n’était plus un homme à partir de 1964. C’était un monstre si effrayant que tous les Guinéens le craignaient plus que Dieu, parce qu’on avait fini par accréditer l’idée d’immortalité d’Ahmed Sékou Touré, qualifié de « Cheick Mahady », le sauveur de l’humanité, le dernier prophète et le plus grand de tous les envoyés.

Lire également: Quand les pouvoirs guinéens vont-ils dévoiler à la jeunesse ces crimes de Sékou Touré du 25 janvier 1971?

Si un musulman intègre, à conviction inébranlable préfère la mort à un tel crime, ce n’est sûrement pas le cas chez un « musulman de circonstance », illettré par surcroît, récemment baptisé, peut être par conviction légère, ou par amour de certains rites, très certainement par honneur d’être dans une «société » religieuse que Sékou le musulman de « parade », l’excellent commentateur du Saint Coran, mais qui s’est interrogé pour trouver, dans sa vie, le crime qu’il n’a pas encore commis, pour qu’il le fasse allègrement avant que la mort ne le surprenne.

Si l’on peut trouver des circonstances atténuantes pour le père de Béa, le seul fait d’avoir accepté la mission de tuer pour un salaire est une circonstance très aggravante pour les tueurs a gage. Quant aux dignitaires du P.D.G. qui, par excès de zèle, se sont rendus coupables de crime de toutes sortes, ils doivent être jugés et condamnés comme tels. Par exemple, Sékou n’a dit à aucun responsable de Conakry d’aller saccager la concession de Lancéï Keita, père de Tidiane, l’agresseur du Président.

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Camp Boiro

Les exécutants des sales besognes du tyran Sékou Touré. 1ère partie

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Ce billet est tiré du livre de Almamy Fodé Sylla L’Itinéraire sanglant. Disparu depuis septembre 2016, il avait eu la chance de survivre aux atrocités du camp Boiro. Il avait été vice-président de l’Assemblée nationale sous la première législature de la deuxième république; ministre secrétaire général à la présidence; ministre de la fonction publique et du travail; ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

L’auteur était  tellement proche du Général qu’il était une des rares personnes qui montaient en voiture avec ce vieux dictateur. C’était une des personnes qui oeuvraient pour une véritable réconciliation nationale, en Guinée. Il était un ami intime de la famille d’Elhadj Diallo Boubacar Telli.

En 2002, lors d’une rencontre avec une délégation de l’Association des victimes du camp Boiro, il avait confessé son échec auprès de son ami Conté dans sa tentative de réhabilitation des victimes des caps de concentration du tyran Sékou Touré.

Que dire des traits de caractère des principaux dirigeants du P.D.G. nazi ? Sékou a trahi les Guinéens, l’Afrique et les autres peuples qui l’accueillaient en héros, en véritable champion de la liberté et de la démocratie. Il a essayé de tromper Dieu, mais celui-ci avait déjà révélé avant lui dans le Saint Coran, le verset 13 de la Souratoul Moulkou : « Je sais ce que chacun de vous trame dans les méandres de sa pensée profonde ».

Sékou était un véritable ennemi du peuple de Guinée, un politicien réactionnaire qui n’a dit la vérité qu’une seule fois de sa vie , ce jour-là, agonisant dans son lit de mort, il laissera échapper la seule expression de vérité dont il a été capable : « l’homme propose, Dieu dispose, aujourd’hui c’est fini pour Sékou ».

Lire également: Guinée: Le gouvernement, une affaire des familles Touré et Keita

Sékou était également méchant, très méchant, extrêmement méchant, mais aussi, il était petit, très petit, un lilliputien, qu’opposés ces deux traits de caractère ont limité certains dégâts de l’illuminé. Tous ses proches collaborateurs qu’il a fini par tuer ou mettre en prison pour de longues années ont été plus ou moins victimes de haine résultant de la jalousie née de cette petitesse. Constatant un jour la finesse des motifs de broderie du grand boubou d’un de ses Ministres, il s’exclama comme un bambin : « Oh là ! là ! quelle bourgeoisie. » Il n’oublie pas de faire à un autre Ministre, la remarque suivante : « Moi je suis un Président malheureux, tous mes Ministres ont de jolis salons. Chez moi, c’est une honte ».

Dès qu’il a arrêté un Ministre aisé, membre de la Direction Nationale du P.D.G., il s’est aussitôt jeté sur son bureau en marbre qu’il a immédiatement fait envoyer à la case de Belle-Vue, une de ses résidences officielles.

Tous les anciens détenus de Boiro conviendront avec moi qu’Ismael Touré est un sadique né, un criminel né pour tuer. Il n’est pas entièrement satisfait de l’exécution de ses ordres par les « cabinards » (cabine technique) : il doit faire du mal lui-même pour jouir du bonheur qui en résulte pour un sadique comme lui. C’est ainsi qu’il torturera personnellement certains détenus. Momo Soloma-nâni en sait long sur ce chapitre. Il porte de visibles séquelles de la brûlure d’un morceau de caoutchouc allumé sur son corps. D’autres détenus ont eu le « privilège » de recevoir sur leurs joues pour être éteints plus d’un mégot de cigarettes allumées.

Quand ses bourreaux de la cabine technique sont venus lui annoncer la mort, survenue des suites de tortures, du Commandant Sylla Théoury, Ismaël a répondu : «C’est bien ! il est cuit dans son jus ».

Siaka Touré, lui, est un personnage singulier. Il n’est pas facile de rencontrer un bourreau au comportement doux et affable de l’acabit de cet homme qui a trompé tous les Guinéens, surtout les jolies filles guinéennes par cette nature innocente.

Grand spécialiste du montage, de la mise en scène et de l’exécution de tant de complots imaginaires, Siaka est un homme qui a su tromper par ses sourires et ses envolées sentimentales presque affectueuses, pas comme Néron d’Agrippine qui était cruel sans malice.

Siaka vient ramasser une dizaine de détenus pour les mener au « poum-poum » (fusillade) et revenir les mains ensanglantées auprès des autres détenus qui attendent leur tour et, caressant l’épaule décharnue d’un malheureux, lui demander : « Et le moral, il est bon ? ». Quel caractère monstrueux !

Keira Karim, Seydou Keita, Cherif Sékou, Moussa Diakité, analphabètes opportunistes, sont, avec Mamadi Keita, Siké Camara, Mamadi Kaba, les meilleurs apprentis-sorciers, anthropophages. Responsables d’assassinats de cadres, ils étaient, comme leur maître Sékou, passionnément jaloux des qualités techniques, morales et intellectuelles de leurs victimes.

Sékou Touré ne s’était entouré, pour la plupart, que de tristes individus, assoiffés de sang, qui l’ont aidé à saccager la Guinée, pour laisser ce beau pays dans une parfaite incurie, une totale désolation. Conakry, cette « perte de l’AOF » est une ville qui semble dévastée et abandonnée par des croisés.
Les crimes sont nombreux et de tous ordres. Peut-on payer le sang par le sang, comme le conseillent certaines religions ?

Le Comité Militaire de Redressement National a demandé au peuple de pardonner pour tout ce qui est arrivé et de regarder l’avenir avec optimisme. C’est bien beau de pardonner mais d’abord la justice !
Pour empêcher les rescapés des geôles de se rendre justice, il y a lieu de créer un tribunal spécial chargé de juger des crimes et criminels qui ont agi en temps de paix comme en temps de guerre.

Non pas en spécialiste, en magistrat, mais en qualité de victime, constituée en partie civile, voici l’accusation principale que je porte contre Sékou Touré et ses complices : convaincus de crimes et complicité de crimes.

1er groupe.

Ils sont accusés d’avoir apporté au dictateur :

  1. L’aide nécessaire requise pour la naissance, le développement et l’entretien d’un pouvoir personnel, dictatorl al par le culte de la personnalité du tyran, « Responsable Suprême de la Révolution, Stratège infaillible »
  2. Le concours opportun et nécessaire au tyran dans l’exécution de son plan machiavélique d’élimination systématique de tous les patriotes guinéens
  3. Le soutien politique et moral au cupide, insatiable dans ses nombreux vols d’argent et de pierres précieuses

les complices actifs suivants :

  • Ismaël Touré
  • Siaka Touré
  • Amara Touré
  • Abdoulaye Touré
  • Mouloukou Touré
  • Mohamed Touré
  • Nounkoumba Touré
  • Ramata Touré
  • Andrée Touré
  • Samory Touré
  • Mamady Touré
  • Mamourou Touré
  • Karim Keira
  • Moussa Diakite
  • Sékou Cherif
  • Damantang Camara

2e groupe

Lire également : Camp Boiro: Crimes révolutionnaires et sadisme de Sékou Touré

Sékou Touré dit « Alcapone », ancien Président de la République, accusé pour:

  1. Destruction physique et morale de paisibles et innocentes personnes au nombre incalculable.
    En effet, personne ne sait le nombre de citoyens guinéens et africains innocemment tués dans les « célèbres » camps de concentration sous le régime de Sékou Touré. Témoin, ces trois camions remplis de « Mamadou Diallo », tous raflés à Labé et déposés au Camp Boiro sur instruction du Comité Révolutionnaire dont une section avait signalé l’entrée clandestine en Guinée d’un mercenaire du nom de « Mamadou Diallo ».
    — Il faut prendre dans la zone où le mercenaire a disparu après sa pénétration illégale, tous ceux qui portaient les mêmes noms et prénoms que lui.
    Cela cadre parfaitement avec le système mis en place par Sékou qui préférait les défauts de ses amis aux qualités de ses adversaires, et qui disait qu’il vaut mieux sacrifier de nombreux innocents que de laisser échapper un cadre longtemps visé, lui-même un parfait innocent.
    Après trois ans de séjour, tous les Mamadou sont morts sauf cinq sur le contenu des trois camions. Quelle justice !
    Sékou Touré devra rendre compte devant les hommes et dans l’autre monde, de tous ces cas de massacres de marginaux raflés aux frontières ou dans les centres urbains. Il y sera aidé par certaines personnalités qui occupent encore aujourd’hui les premiers rangs des dignitaires du nouveau régime.
    Le cas d’un pauvre paysan, victime de l’arbitraire et de l’injustice mérite d’être porté à la connaissance du public. De passage devant le Camp Boiro, un vieux paysan fraîchement débarqué des montagnes de l’intérieur du pays, demande des renseignements au sujet d’un certain Abou, fils de son voisin, arrêté à Conakry et conduit au Camp Boiro, selon les informations reçues au village : «
    — Est-ce ici le Camp Boiro ? si oui, je vous prie de dire à votre chef de libérer « Abou ». C’est le fils de mon ami du village , son père est très bon. Lui-même, un garçon sérieux. Il est marié avec enfants. Pardon, libérez-le, car son champ de riz est en maturité et n’attend que des bras valides pour être récolté. Vous lui remettrez ces 20 sylis pour qu’il s’achète des cigarettes. N’oubliez pas ma commission, je compte sur vous et nous attendons Abou.
    — Approche un peu vieux et assieds-toi, ordonne le garde portier.
    Entre-temps arrive le « Tout-Puissant » Siaka Touré, maître-sorcier, tortionnaire en chef, commandant en chef des « forces occultes », célèbre gardien des « loques humaines », l’homme-caméléon : « monstre » à Boiro, « ange » ailleurs.
    — Voici, mon Commandant, un vieux qui demande des nouvelles d’un agent de la 5e colonne.
    — Bon, envoyez-le.
    Et voilà le pauvre vieux qui s’en va pour une destination inconnue. Il y fera trois ans pour sortir avec trois maladies qui ne tarderont pas à l’emporter à trois mois de sa libération… Ces quelques exemples suffisent, je crois pour appuyer ma première accusation contre «Alcapone » que j’accuse encore de :
  2. Haute trahison du peuple en hypothéquant son avenir politique, économique, culturel et social.
    En effet, en donnant au socialisme guinéen une figure de fantôme, synonyme de violence, de dictature, d’injustice, il a délibérément détruit les bases morales du socialisme qui s’en remettra difficilement en Guinée. En 30 ans du règne du Parti unique, Sékou a sacrifié le développement économique aux discours creux, insensés, ennuyeux, auxquels il a habitué les Guinéens qui ont abandonné l’essentiel au profit du superflu : plus de productions industrielles, pourtant source de devises ; créer la rareté en tout pour rendre le Parti indispensable à la vie car c’est lui seul qui peut satisfaire le centième des besoins du peuple qui doit se contenter du minimum car la « Révolution est exigence » selon Sékou Tôrè (Tôrè signifie souffrance en langue soussou).
    Quant à l’aspect culturel hypothéqué, le commentaire n’est pas nécessaire car c’est une honte nationale dont le peuple de Guinée portera encore longtemps le poids. Les centres d’enseignement révolutionnaire (C.E.R.) créés pour saboter l’enseignement et l’éducation en République de Guinée, avaient pleinement joué leur rôle.
    En effet, jusqu’au 3 avril 1984, le niveau général moyen de l’élève guinéen était le plus bas de toute l’Afrique, comme le revenu par tête d’habitant en Guinée.
    Que voulait Sékou pour ce beau pays de Guinée ? Un pays dont tous les habitants seraient des abrutis, des aveugles, prêts à applaudir le tyran, à rapporter au Parti le moindre propos malveillant de la part de n’importe qui, car seule la délation permet d’avoir un bon d’achat de quelques mètres de percale ou d’imprimés à Sonatex. Une population affamée, soumise au dictateur dont le bonheur fait la joie du peuple. Ne jamais laisser au peuple le moindre temps de réfléchir sur sa propre condition. Au plan social, un peuple divisé aux mœurs corrompues : menteur, tricheur, fainéant, cupide voilà la réalité que Sékou a voulu créer en Guinée pour garantir deux choses
    – son pouvoir personnel
    – après lui, le déluge, le chaos où se noierait immanquablement son successeur que le peuple qualifierait d’incapable, regrettant ainsi le règne tyrannique de notre brave tyran. Sékou a-t-il réussi dans cette entreprise destructrice ? A chacun d’y répondre !
  3. Vol de sommes fabuleuses d’argent et de pierres précieuses.
  4. Division du peuple pour préparer une guerre civile qui serait au passif du successeur. Comme Hitler, Sékou a construit une poudrière et mis à côté un fût d’essence avec une boîte d’allumettes pour qu’après lui la bombe éclate par la moindre imprudence de la part des nouvelles autorités en place.
  5. Abus de confiance, escroquerie politique et morale tout au début. (Alabè, Annabibè, de grâce, venez à moi, je ne vous décevrai pas).
  6. Incitation et appel à peine voilé à la débauche : toutes les structures du Parti et des organismes parallèles, des travailleurs, des jeunes, des femmes favorisent ce contact très délicat de l’essence et du feu, de la jeunesse, masculine et féminine. La plupart des enfants nés entre 1958 et 1984 portent les tares très graves de cette licence insupportable.
  7. Dictature politique imposée à un peuple doux résigné parce que profondément religieux.
  8. Propos délateurs et mensongers, injurieux et alarmistes, méthode cynique de tenir le peuple sous tension permanente et de créer en lui des sentiments d’éternelle suspicion et de haine.
  9. Charlatanisme et assassinat de personnes comme sacrifices humains.
  10. Attentat à la pudeur par de nombreux viols de mineures et d’épouses de détenus politiques.
  11. Exploitation scandaleuse des initiatives et aptitudes du peuple dans des activités inutiles, ruineuses et nuisibles (manifestations artistiques populaires).
  12. Fausse déclaration d’identité pour tromper l’opinion publique sur ses origines authentiques.

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Droits de l'Homme

Les États arabes réconciliés avec le Qatar, mais les militants saoudiens pour cette cause restent derrière les barreaux

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[Sauf mention contraire tous les liens mènent vers des sites en anglais, ndt.]

Une rupture entre le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis (EAU), Bahreïn et l’Égypte a conduit à un boycott ainsi qu’à un blocus absolus du Qatar en juin 2017. Alors que ces pays arabes se réconcilient [fr] beaucoup de gens se demandent ce qu’il adviendra des citoyens saoudiens détenus pour avoir exprimé leur opposition à ce boycott et milité pour l’unité du monde arabe.

Depuis le mouvement connu sous le nom de Printemps arabe, les alliances régionales ont éclaté, laissant d’un côté le Qatar et de l’autre un quatuor de pays qui accusent les Qataris d’ingérence dans leurs affaires intérieures.

Doha, capitale du Qatar et siège du pouvoir, a accueilli avec faveur les changements politiques dans les pays touchés par les soulèvements et soutenu les Frères musulmans en Égypte ainsi qu’ailleurs, alors que les dirigeants des quatre autres États jugeaient ces changements politiques préjudiciables à leurs intérêts et considéraient les Frères musulmans comme une organisation terroriste islamiste. 

En fin de compte, les tensions se sont intensifiées, conduisant les quatre pays à boycotter et à bloquer le petit État du Golfe riche en gaz, le poussant plus profondément dans les bras de leurs rivaux régionaux que sont la Turquie et l’Iran.

À la suite de plusieurs tentatives de rapprochement entre les États du Golfe, le 5 janvier, les dirigeants jadis opposés de l’Arabie saoudite et du Qatar ont signé un accord négocié par le Koweït et les États-Unis, pour régler leurs différends et rétablir leurs relations diplomatiques.

À l’aéroport saoudien d’al-Ula, au nord de Médine, le dirigeant de facto du royaume, le prince héritier Mohammed ben Salmane, communément connu sous ses initiales MBS, a accueilli son rival, l’émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, les deux dirigeants arborant des masques chirurgicaux en raison du coronavirus.

Presque immédiatement après l’annonce de la réconciliation, les médias proches de chacun des deux côtés dans la querelle et qui, pendant des années, s’étaient livrés [ar] une guerre médiatique féroce consistant à élaborer des théories du complot et à dénigrer leurs rivaux, ont commencé à louer [ar] la réconciliation et à saluer l’unité dans les rangs des frères du Golfe.

Pendant ce temps, au moins 20 citoyens saoudiens qui ont exprimé des sentiments allant dans le sens de cette réconciliation au début de la querelle et semblaient donc s’opposer à leurs dirigeants à Riyad, restent en prison, sous le coup d’une multitude d’accusations.

Un compte Twitter appelé «Prisoners of Conscience» (en français : Prisonniers de conscience), visant à soutenir les Saoudiens emprisonnés pour avoir exprimé leurs opinions, a tweeté :

🔴 NOUS DEMANDONS LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DE TOUS LES PRISONNIERS DE CONSCIENCE QUI SONT DÉTENUS JUSTE PARCE QU’ILS ONT SOUHAITÉ UNE RÉCONCILIATION AVEC LE QATAR, IL Y A 3 ANS.

Parmi ces prisonniers se trouve l’éminent religieux islamique Salman al-Odah, dont la détention en 2017 est intervenue quelques heures après la publication du tweet suivant le 8 septembre :

Ô Dieu, louange à Toi. Mettez l’harmonie dans leurs cœurs pour qu’ils agissent dans le meilleur intérêt de leurs nations.

Depuis lors, M. Odah, âgé de 63 ans, est détenu principalement à l’isolement, avec des périodes d’accès limité ou sans accès à sa famille, et dans des conditions qui, selon son fils, reflètent l’intention des autorités de «le tuer à petit feu».

Ô Seigneur, ramène-le dans sa famille, auprès de ses proches, parmi les nations musulmanes arabes et dans le monde. #Ne_Tuez_Pas_Salman_Al_Odah

Le fils de M. Al-Odah, Abdullah, qui réside aux États-Unis, décrit la situation sanitaire du religieux :

Au cours de la procédure judiciaire du 18 novembre à Riyad, mes frères et sœurs ont été frappés par la faiblesse et l’émaciation de notre père. Ayant perdu la moitié de son audition et de sa vision en prison, il était incohérent et avait du mal à les entendre et à les voir clairement. Ils ont estimé que notre père fier et déterminé semblait complètement soumis et hochait la tête à tout ce qu’on lui disait. Ils craignaient que, dans son état précaire, il ne soit contraint de signer tout type de confession.

Après un an de détention sans procès, le procureur général saoudien a demandé la peine de mort pour M. Odah pour 37 chefs d’accusation, notamment incitation à agir contre le dirigeant, appel au changement de gouvernement et possession de livres interdits.

Salman al-Odah boit un jus de fruit à la paille dans le même verre que son petit-fils, dans un restaurant.

Le religieux saoudien détenu Salman al-Odah avec l’un de ses petits-enfants. Image tirée de Twitter.

Alors que les camps rivaux font amende honorable, les appels à la libération de M. Odah, ainsi que d’autres prisonniers, se sont multipliés.

Michael Page, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch, a tweeté :

Maintenant que l’Arabie saoudite apaise les tensions et ouvre la frontière avec le #Qatar, que diriez-vous de libérer des détenus comme @salman_alodah, accusés de s’opposer à un blocus (qui n’a abouti qu’à séparer les familles, bloquer les travailleurs et interrompre les soins médicaux des malades) ?

Awad al-Qarni et Ali al-Omari sont d’autres détenus notables sur lesquels pèsent des accusations similaires. On leur reproche notamment d’avoir entretenu des liens avec les Frères musulmans et le gouvernement qatari, et exprimé publiquement leur soutien aux dissidents emprisonnés :

🔴Dernière minute 2
Nous confirmons que
Cheikh Salman al-Odah
Cheikh Awad al-Qarni
Cheikh Naser al-Omar
sont toujours à l’isolement dans de très mauvaises conditions.

Parmi les autres détenus éminents figurent l’universitaire Mustafa al-Hasan, l’écrivain Abdullah al-Malki, et l’économiste Essam al-Zamil.

Leur arrestation a eu lieu il y a plus de trois ans, à peu près au même moment où plusieurs militantes revendiquant le droit de conduire pour les femmes ont été interpellées. Parmi elles se trouvait l’activiste emblématique Loujain al-Hathloul [fr].

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Ce billet que j’ai traduit de l’anglais en français a été écrit par Dahlia Kholaif pour le réseau globalvoices.org qui l’a publié le 2 février 2021.

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Abdoulaye Bah konakryexpress

Je concentre mes articles surtout sur les violations des droits humains sous le régime de Sékou Touré, le Camp Boiro et les autres camps de concentration qu’il avait semés dans tout le pays en publiant des extraits et des témoignages des nombreux ouvrages qui ont été écrits par d’anciennes victimes qui ont survécu aux tortures.

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