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En vue du renouvellement de l’Assemblée Nationale fixé au 17 Juin 1951

Aucun incident ne marqua la campagne électorale et, au jour du scrutin, les forces de sécurité n’interviennent à aucun moment pour rétablir l’ordre.

Avant que le tyran ne s’accapare de tous les leviers du pouvoir et commence è tuer des Guinéens, notre pays avait une vie politique très active. En 1951, à l’occasion des élections législatives territoriales, 8 listes présentèrent des candidats. 

Ce billet est extrait de WebGuinée 

En vue du renouvellement de l’Assemblée Nationale fixé au 17 Juin 1951, huit listes sollicitèrent les suffrages des 131.309 électeurs inscrits pour les sièges à pourvoir.

  1. LISTE D’UNION DÉMOCRATIQUE DES TRAVAILLEURS ET ANCIENS COMBATTANTS
    1. SÉKOU TOURÉ
    2. MAMADOU DIOULDÉ BARRY
    3. NIANKOÏ SAMOE
  2. LISTE D’UNION GUINÉENNE
    1. FODÉ MAMOUDOU TOURÉ
    2. OUMAR BARRY
    3. LAMINE N’DIAYE
  3. LISTE SOCIALISTE D’UNION GUINÉENNE
    1. YACINE DIALLO
    2. ALBERT LIURETTE
    3. KOMBY DIALLO
  4. LISTE DES INDÉPENDANTS D’OUTRE-MER
    1. MOMO TOURÉ
    2. JEAN-MARIE KADORÉ
    3. NABI YANSANÉ
  5. LISTE D’INDÉPENDANTS
    1. MAMBA SANO
    2. MAURICE MONTRA
    3. FARAH TOURÉ
  6. LISTE D’ACTION ECONOMIQUE ET SOCIALE
    1. KARIM BANGOURA
    2. LÉON MAGNAT
    3. JEAN BAPTISTE PETER
  7. LISTE D’UNION FRANÇAISE (ACTION DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE)
    1. DIAWADOU BARRY
    2. JOSEPH MARCHI
    3. MARCOUS KANTÉ
  8. LISTE DU RASSEMBLEMENT DU PEUPLE FRANÇAIS
    1. DIAFODÉ KABA
    2. JEAN-PAUL LAMBERT
    3. LOUIS FERNANDEZ

Les principaux arguments développés par la plupart des candidats portèrent sur l’allègement des charges fiscales, le développement économique du pays, l’obtention de libertés pour les Africains.

Aucun incident ne marqua la campagne électorale et, au jour du scrutin, les forces de sécurité n’interviennent à aucun moment pour rétablir l’ordre.

Lire également : La Guinée à l’heure de l’indépendance, une vidéo du 8 octobre 1958

Si l’élection de Yacine Diallo et Mamba Sano était assurée, le troisième siège devint l’enjeu : pour l’Administration et les milieux colonialistes, il fallait empêcher celle de Sékou Touré à tout prix. Ainsi du journal Climats du 7 juin 1951, à propos du troisième siège : « Espérons que le R.D.A., qui s’est camouflé sur une liste d’Union Démocratique, mordra la poussière. » Et tout fut entrepris pour que le R.D.A. de Guinée n’accède pas à l’Assemblée Nationale. Aussi la liste d’Union Démocratique des Travailleurs et Anciens Combattants, qui obtint 31.071 voix sur 221.256 suffrages exprimés, contesta-t-elle les résultats déclarant Yacine Diallo, Albert Liurette (67.480 voix) et Mamba Sano (47.652 voix) élus. Elle introduisit une demande d’invalidation que l’Assemblée Nationale rejeta. Les mandats des trois députés furent ainsi validés.

Lire également : Comment Houphouët-Boigny a imposé Sékou Touré au peuple guinéen à la naissance du RDA

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