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Afrique occidentale et centrale 6 % de l'humanité, 17,9 % des personnes infectées pas le VIH

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Les pays de l’Afrique de l’ouest et du centre ont des taux de prévalence du VIH/SIDA nettement moins élevés que les autres pays d’Afrique sub-saharienne. Mais, ils risquent de ne pas atteindre l’objectif 90-90-90 de l’Onusida, qui vise à atteindre d’ici à 2020 que: i) 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique; ii) 90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement anti rétrovirus durable; iii) 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement supprimée.

Les taux d’infections dans ces deux parties de l’Afrique sont plus bas que dans le reste du continent. Ainsi, le taux de prévalence au Togo est 1,1%, au Sénégal moins de 1 pour cent, en Cote d’ivoire, aux environs 3.5%. Selon unaids.org, en Guinée, il y a de fortes variations selon les régions. En effet, la prévalence moyenne nationale est de 1,7% contre 2,1% à Guéckédou et 1,9% à Macenta.

Comparés aux pays d’Afrique australe et orientale, ces taux sont très bas. Par exemple au Swaziland, il atteint 28 pour cent, Botswana 25, Afrique du Sud, 19 et au Lesotho 22,9 %.

Ces taux alarmants ont incité les partenaires de l’aide internationale à concentrer leurs efforts pour soutenir les pays à très forte prévalence au détriment des pays d’Afrique occidentale où la situation était moins inquiétante. Les gouvernements des pays avec des taux de prévalence élevés ont su « développer un système d’accompagnement du patient de A à Z: du dépistage à la prise en charge médicale, suivie et de qualité. Dans les villes, mais aussi dans les villages plus reculés », comme le relève Pierre Olivier dans un récent article publié par le site RFI.

Par exemple, lorsqu’on se promène dans certaines rues de Kampala, aux abords des universités et des lieux fréquentés par les jeunes, on est frappé par l’intensité de la campagne contre l’infection du VIH. Grace à cette politique l’Ouganda a vu le taux de prévalence du virus passer de 15 pour cent en 1991, à 7,3 pour cent aujourd’hui.

Le personnel de DREAM fêtant ses 10 ans d'activités à Donka, Conakry, au milieu, Cristina Cannelli, sa responsable au niveau de Sant'Egidio. Ils sont réussi à réduire la transmission verticale du virus de la mère à l'enfant de plus de 98 pour cent. <br /> Photo fournie par Cristina Cannelli

Le personnel de DREAM fêtant ses 10 ans d’activités à Donka, Conakry, au milieu, Cristina Cannelli, sa responsable au niveau de Sant’Egidio. Ils sont réussi à réduire la transmission verticale du virus de la mère à l’enfant de plus de 98 pour cent.
Photo fournie par Cristina Cannelli

Quant au Botswana, où une personne sur 4 est séropositive, le gouvernement est sur le point d’atteindre les objectifs fixés par l’ONUSIDA selon une récente étude parue dans la revue scientifique Lancet HIV.

En Guinée, grâce au programme DREAM de la Communauté Sant’Egidio qui vient de fêter ses 10 ans d’activités dans notre pays, et au travail du Comité National de Lutte contre le Sida, la situation semble évoluer vers un dépistage et un suivant encourageants. Pour s’en faire une idée, voici un extrait du Rapport national de la riposte au VIH/Sida 2014-Guinée:

En 2014, le nombre des sites qui développent les offres de services en matière de conseil et dépistage volontaire passe de 101 à 112 sites (CDV). Le nombre de sites varie d’une région à une autre et la région de Conakry a le plus grand nombre de sites soit 33,66% suivie de celle de Faranah 16,66%. Dans ces différents sites, 37.234 personnes ont bénéficié d’un dépistage au VIH dont 20.595 femmes (55%). Parmi ces personnes testées, 7.260 sont positives, soit 19%.

Quant aux services de prévention de la transmission mère-enfant, le nombre de sites intégré est passé de 131 en 2013 à 262 en 2014. La proportion des centres de santé offrant la consultation prénatale (CPN) et la PTME qui disposent d’un personnel suffisant et formé en PTME, CPN, conseil-dépistage volontaire (CDV), en Planification Familiale pour les femmes séropositives et en dispensation d’ARV est de 62,4%.

Dans le domaine de la coïnfection TB/VIH, le dépistage du VIH est intégré dans 29 centres de dépistage et traitement de la tuberculose (CDT) sur 62. La plupart des services de prise en charge de la coïnfection TB/VIH sont concentrés à Conakry notamment au Centre de traitement ambulatoire (CTA) de Donka, à DREAM, à Ignace Deen et au Centre médico-communal (CMC) de Matam, ce qui limite l’accès aux services de la prise en charge TB/VIH.

Dans le domaine de la prise en charge en ARV, 57 sites sont fonctionnels en 2014, 32.040 PVVIH sont sous TARV, soit 51,49 % de besoins nationaux couverts. Parmi elles, 30.847sont des adultes (F= 21.057 et M= 9.790) et 1.193 enfants. Les enfants occupent 4% des PVVIH sous TARV en Guinée.

Pour le suivi biologique des PVVIH, on dénombre : (i) 43 appareils CD4 (dont 12 à Conakry, et 32 à l’intérieur du pays), (ii) 5 appareils à charge virale à Conakry et 2 appareils positionnés à l’intérieur du pays. Pour la mesure de CD4, deux types d’appareils sont disponibles : les appareils de faible débit (15-20 tests par jour) et ceux de haut débit (50-200 tests par jour). Les appareils à haut débit sont dans les hôpitaux nationaux et régionaux, alors que les autres sont placés en priorité dans les autres sites.

Les médicaments et intrants liés au VIH/Sida sont commandés via le VPP dans le cadre du Fonds mondial et le BND et d’autres sources (MSF-B et GIZ) et stockés à la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG) (Fonds Mondial et BND) ou dans d’autres dépôts des partenaires. En ce qui concerne le stockage, la gestion et la distribution des produits de santé acquis sur la subvention Fonds Mondial et le BND, il existe un contrat avec la PCG.

Les politiques et normes nationales de prise en charge du VIH et de la tuberculose sont conformes aux directives de l’OMS. Il existe des guides nationaux normatifs pour la prévention et la prise charge des IST et du VIH/sida. Ces guides définissent, entre autres, les normes d’accréditation (structures, prestataires), les directives de mise sous ARV et de prise en charge des infections opportunistes, de suivi biologique, les algorithmes de dépistage, le contrôle de qualité, le conseil/ dépistage. Concernant les médicaments, pour être utilisés en Guinée, ils doivent avoir une autorisation du ministère de la Santé. Cependant, pour les autres produits, une autorisation de mise sur le marché n’est pas nécessaire, surtout si sa source est un pays à réglementation rigoureuse.

En matière de financement du VIH/Sida : En 2014, les dépenses totales exécutées dans le cadre de la lutte contre le sida ont été estimées à hauteur de 14 649 048 USD soit 107 627 524 488 GNF. Les dépenses effectuées proviennent de trois principales sources. Les fonds internationaux viennent en tête de liste 74% suivis des fonds publiques (financement de l’Etat) 22% et les fonds privés 4%. Ce résultat montre que le pays reste toujours dépendant des fonds internationaux. En 2014, on note une augmentation significative des dépenses relatives à la lutte contre le VIH/Sida en Guinée malgré le contexte

de la maladie à virus Ebola (MVE). La part contributive de l’Etat dans la riposte nationale est passée de 19 % en 2013 à 22 % et celle du privé de 0,02% à 4%. Pour le secteur privé, cette augmentation de plus de 3% est imputable à l’amélioration de l’accès aux données financières.

Pendant qu’ailleurs sur le continent, les taux de prévalence sont orientés vers une baisse significative, les régions d’Afrique centrale et occidentale enregistrent 21% des nouvelles infections du VIH dans le monde. Ailleurs, c’est la baisse, chez nous c’est l’accélération vers la hausse.

Pour attirer l’attention du monde sur la situation critique de cette épidémie dans ces deux régions, l’ONG Médecins sans frontières, a publié, le 20 avril, un rapport pour mettre en évidence les lacunes dans les politiques et les pratiques touchant les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) dans 25 pays d’Afrique occidentale et centrale (l’AOC).
Pour plus d’informations:

Je revendique le titre de premier clandestin à entrer en Italie, le jour où la mort de Che Guevara a été annoncée. Mais comme ce serait long de tout décrire, je vous invite à lire cette interview accordée à un blogger et militant pour les droits humains qui retrace mon parcours dans la vie: https://fr.globalvoices.org/2013/05/20/146487/

Droits de l'Homme

Le jour où le Liberia mit fin à la liberté d’expression, en pleine manifestation de masse

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Un manifestant pose pour une photo sous la bannière « Save the State », photo de Mark N. Mengonfia, 7 juin 2019, Monrovia, Liberia, utilisée avec permission.

[Sauf mention contraire, tous les liens mènent vers des sites en anglais, ndt.]

Cet article fait partie d’UPROAR, une initiative de Small Media [petits médias] qui exhorte les gouvernements à relever les défis des droits numériques lors de lExamen périodique universel (EPU) [fr]. 

Une coupure d’Internet le jour d’une importante manifestation à Monrovia, au Liberia, l’année dernière, continue de générer des tensions entre les citoyens et le gouvernement autour du droit à la liberté d’expression en ligne.

Le 7 juin 2019, un groupe majoritairement composé de jeunes s’est rassemblé dans la capitale, Monrovia, sous le slogan « Sauvez l’État » pour protester contre la mauvaise gouvernance et demander au gouvernement du président George Weah de rendre compte des 16 milliards de dollars libériens manquants (environ 37,7 milliards d’euros).

Tout au long de la journée de la manifestation très médiatisée, le gouvernement libérien interrompu l’accès aux services de médias sociaux pendant des heures.

Les médias sociaux ont pris le pas sur les formes traditionnelles de communication au Liberia depuis la fin des années 2000. Facebook en particulier a ouvert les yeux des Libériens sur le monde. Un rapport de 2018 sur les médias sociaux a montré que 10 % des 3,5 millions de citoyens du pays utilisent les médias sociaux, en particulier Facebook, les hommes représentant environ 60 % des utilisateurs et les femmes, environ 40 %. Les jeunes de 25 à 34 ans représentaient 184 000 de ces utilisateurs.

Ces nouvelles opportunités d’expression libre sur un large éventail de plateformes en ligne ont poussé le gouvernement à adopter des mesures restreignant le droit des utilisateurs à la liberté d’expression et à l’accès à l’information. Selon les critiques, le gouvernement libérien a eu recours à l’interruption de l’accès aux médias sociaux le 7 juin pour empêcher la couverture en direct des manifestations et la mobilisation des manifestants.

Fidel Saydee, journaliste libérien et ancien directeur de Roots FM, a déclaré à Global Voices que les perturbations avaient empêché sa radio de couvrir efficacement les manifestations :

The action, which was condemned by a cross-section of the Liberian society, made it impossible for the services on our website, my tuner and other outlets to be broadcast.

L’action, qui a été condamnée par une large part de la société libérienne, a rendu impossible la diffusion des services de notre site Web, de mon tuner et d’autres points d’accès.

À l’époque, M. Saydee était le co-animateur du « Costa Show », une plateforme en ligne gérée par Henry P. Costa, fervent critique du gouvernement de M. Weah et principal organisateur de la manifestation du 7 juin. M. Saydee a déclaré à Global Voices que « ses auditeurs ne pouvaient se faire aucune idée des événements », continuant :

Onsite reporters could not file in live reports through our social media platform for onward transmission on air. On-air personalities were left to wander in oblivion as to what was happening outside of the studio.

Les journalistes sur place ne pouvaient pas transmettre des reportages en direct via notre plateforme de médias sociaux. Les invités dans le studio ne savaient pas ce qui se passait à l’extérieur.

Boakai Amara Kamara, qui travaille également pour Costa, a qualifié l’action du gouvernement libérien de triste, affirmant qu’elle constituait « un acte contraire à la liberté d’expression ».

Le « Costa Show » était un talk-show radio provocateur également diffusé en ligne via Facebook. L’émission ainsi que la chaîne de radio elle-même sont connues pour avoir critiqué la mauvaise gouvernance des administrations de l’ancienne présidente Ellen Johnson Sirleaf et de son successeur, l’actuel président George Manneh Weah.

M. Saydee a déclaré que leur diffusion en direct sur les réseaux sociaux avait été interrompue à plusieurs reprises, chaque fois que lui et M. Costa commençaient à parler des maux perçus dans la société libérienne. M. Saydee n’a pas précisé combien de fois leur émission a été interrompue. La radio Roots FM a été fermée par le gouvernement l’année dernière en raison de prétendus problèmes de licence. Cette décision a été critiquée par les organisations de défense de la liberté de la presse.

D’autres ont également dénoncé la perturbation des réseaux sociaux lors de la manifestation du 7 juin.

Certains citoyens ont déclaré à Global Voices qu’ils ne pouvaient pas communiquer avec leurs proches à l’étranger via Facebook Messenger et d’autres applications de messagerie et de VoIP. Beaucoup considéraient également la décision du gouvernement comme une violation pure et simple de leur droit à la liberté d’expression et d’information au regard des documents internationaux des droits de l’homme, ainsi que de l’article 15 (a) (b) et (c) de la constitution de 1986 [pdf] du Liberia relative à la liberté de parole, d’information et d’expression.

Diana Teah, résidente du canton de Johnsonville et étudiante de l’Université épiscopale méthodiste africaine (AMEU), a déclaré à Global Voices que la manifestation du 7 juin était vraiment historique :

The government of Liberia, which is supposed to uphold freedom of speech, took on a very bad trend on that fateful day.

Le gouvernement du Liberia, qui est censé respecter la liberté d’expression, a emprunté une très mauvaise voie en ce jour fatidique.

Elle a décrit les perturbations comme une « gêne pour le peuple libérien » et les ressortissants étrangers vivant dans ce pays ouest-africain :

Not only for us but the international observers, those who were present here that day, [they] were all embarrassed, maintaining that social media is one of the important places where we receive and give out information! I advise that the government of Liberia pays attention to the growth and development of our country that is dying rather than focusing on shutting down Facebook.

Non seulement pour nous, mais aussi pour les observateurs internationaux, ceux qui étaient présents ici ce jour-là [ils] étaient tous gênés, affirmant que les médias sociaux sont l’un des endroits importants pour recevoir et diffuser des informations ! Je conseille au gouvernement du Liberia de prêter attention à la croissance et au développement de notre pays qui est en train de mourir plutôt que de se concentrer sur la coupure de Facebook.

D’autres Libériens, cependant, ont défendu la décision de perturber l’accès à Internet, estimant que c’était la prérogative du gouvernement d’assurer la sécurité. Alicemae Kwapo, une Libérienne qui réside actuellement aux États-Unis, a déclaré que « le gouvernement avait raison, il a assumé sa responsabilité  ».

Dans une interview sur Facebook Messenger, Mme Kwapo a indiqué que la coupure des services de médias sociaux “ce jour-là avait en fait beaucoup moins d’impact sur les gens que la manifestation. … Le grand public ne connaissait ni les risques ni la raison pour lesquels le gouvernement libérien a agi ainsi le jour de la manifestation  », a-t-elle ajouté.

Le gouvernement n’a pas fourni de raison pour cette coupure ; quoiqu’il en soit, les interruptions intentionnelles d’Internet sont considérées comme une violation des normes internationales en matière de droits de l’homme.

Le Liberia, État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), devrait s’abstenir d’ordonner de telles perturbations et prendre des mesures pour garantir le droit des utilisateurs de s’exprimer librement et d’accéder aux informations en ligne.

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J’ai traduit ce billet écrit pour globalvoices.org par Mark Neywon Mengonfia, un journaliste libérien qui travaille avec le journal New Republic en tant que correspondant législatif. Il a été publié le 7 aout 2019.

 

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Droits de l'Homme

Il y a 21 ans était révélé le testament de Yaguine Koita et Fodé Tounkara

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Un jardin dédié à Yaguine Koita et Fodé Tounkara à Cinecittà Lamaro . Source: justinmorel.info

Ce 29 juillet 2020 comme d’habitude probablement, il y aura peut-être des commémorations dans quelques endroits du monde en souvenir de Yaguine Koita et Fodé Tounkara, ces deux jeunes âgés d’à peine 14 et 15 ans, décédés le 29 juillet 1999. Mais malheureusement, ce ne sera pas en Guinée, la terre qui les a vus naitre.

A Rome, il y a deux ans le site abitarearoma.it rappelait, en italien, leur histoire et signalait l’installation du panneau en marbre portant leurs noms dans un jardin de la Piazza Galgano à côté de Cinecittà, à Rome:

Aujourd’hui, le 24 octobre 2017 vers 13 heures, j’ai accidentellement croisé deux travailleurs de la municipalité qui posaient une plaque de marbre dans le jardin de la Piazza Galgano à Lamaro-Cinecittà. Le paneau indique à qui, depuis de nombreuses années, l’espace vert dont notre journal a traité à plusieurs reprises, est intitulé: Yaguine Koita et Fodè Tounkara âgés de 14 et 15 ans …

Il y a dix ans, le comité de district de Lamaro-Piazza Cavalieri del Lavoro, présidé par Teresa Vergali, maintenant âgée de quatre-vingt-dix ans, relayeuse et combattante pendant la guerre de libération, a demandé de donner au jardin le nom de ces deux garçons africains. C’est en consultant par hasard  le plan des rues que l’on s’est aperçu que l’attribution du nom avait été décidée. Seul le panneau portant leurs noms manquait. Aujourd’hui, il est arrivé, silencieux, sans cérémonies, avec seulement moi comme spectatrice occasionnelle qui aie assisté en silence, presque avec recueillement, au travail patient et minutieux des travailleurs municipaux. Il est arrivé sans qu’on explique qui étaient ces deux adolescents guinéens et pourquoi on donnait leurs noms au jardin autogéré par des bénévoles des bâtiments environnants, qui est devenu un centre de vie sociale intense.

Chaque année, des commémorations sont organisées en leur souvenir. Il y a 7 mois, en novembre 2019, le site romamultietnica.it signalait, toujours en italien:  

Mercredi 20 novembre 2019, le Département des politiques de l’école, de la culture, des sports et de la jeunesse de la mairie VII, avec la collaboration de l’Institut global de via Giuseppe Messina, promeut une célébration à la mémoire des deux jeunes et vise à impliquer les jeunes générations, à partir des élèves des écoles locales, pour que leur histoire devienne un moment de réflexion et de discussion sur les thèmes de l’hospitalité et de l’intégration. À 8h30, projection du film Il sole dentro, de Paolo Bianchini (Italie, 2012)

Voici le lettre que les deux adolescents avaient adressée aux dirigeants européens pour expliquer pourquoi ils s’étaient lancés dans cette aventure qui allait emporter leurs jeunes vies: 

Excellences, Messieurs les membres et responsables d’Europe,

Nous avons l’honorable plaisir et la grande confiance de vous écrire cette lettre pour vous parler de l’objectif de notre voyage et de la souffrance de nous, les enfants et jeunes d’Afrique.

Mais tout d’abord, nous vous présentons les salutations les plus délicieuses, adorables et respectées dans la vie. A cet effet, soyez notre appui et notre aide. Vous êtes pour nous, en Afrique, ceux à qui il faut demander au secours. Nous vous en supplions, pour l’amour de votre continent, pour le sentiment que vous avez envers votre peuple et surtout pour l’affinité et l’amour que vous avez pour vos enfants que vous aimez pour la vie. En plus, pour l’amour et la timidité de notre créateur Dieu le tout-puissant qui vous a donné toutes les bonnes expériences, richesses et pouvoirs de bien construire et bien organiser votre continent à devenir le plus beau et admirable parmi les autres.

Messieurs les membres et responsables d’Europe, c’est de votre solidarité et votre gentillesse que nous vous crions au secours en Afrique. Aidez-nous, nous souffrons énormément en Afrique, nous avons des problèmes et quelques manques au niveau des droits de l’enfant.

Au niveau des problèmes, nous avons la guerre, la maladie, le manque de nourriture, etc. Quant aux droits de l’enfant, c’est en Afrique, et surtout en Guinée nous avons trop d’écoles mais un grand manque d’éducation et d’enseignement. Sauf dans les écoles privées où l’on peut avoir une bonne éducation et un bon enseignement, mais il faut une forte somme d’argent. Or, nos parents sont pauvres et il leur faut nous nourrir. Ensuite, nous n’avons pas non plus d’écoles sportives où nous pourrions pratiquer le football, le basket ou le tennis.

C’est pourquoi, nous, les enfants et jeunes Africains, vous demandons de faire une grande organisation efficace pour l’Afrique pour nous permettre de progresser.

Donc, si vous voyez que nous nous sacrifions et exposons notre vie, c’est parce qu’on souffre trop en Afrique et qu’on a besoin de vous pour lutter contre la pauvreté et pour mettre fin à la guerre en Afrique. Néanmoins, nous voulons étudier, et nous vous demandons de nous aider à étudier pour être comme vous en Afrique.

Enfin, nous vous supplions de nous excuser très très fort d’oser vous écrire cette lettre en tant que Vous, les grands personnages à qui nous devons beaucoup de respect. Et n’oubliez pas que c’est à vous que nous devons nous plaindre de la faiblesse de notre force en Afrique.

(Signature) Ecrit par deux enfants guinéens Yaguine Koita et Fodé Tounkara.

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Droits de l'Homme

Guinée: La recherche pour améliorer les normes de dépistage et de soins de la tuberculose chez les personnes atteintes du VIH

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IMG_2015« IMG_2015 » par CNS_Health sous licence CC PDM 1.0

La tuberculose est l’une des principales causes de mortalité chez les personnes séropositives. Le système immunitaire des personnes vivant avec le VIH est gravement affaibli et le diagnostic de la tuberculose peut être plus difficile car la maladie se manifeste souvent différemment. Pour cette raison, le programme DREAM de la Communauté de Sant’Egidio, en collaboration avec l’Université de Tor Vergata (Rome), a proposé – dans le cadre du projet « Renforcer la réponse à l’épidémie de VIH en Guinée », financé par l’Agence italienne de coopération pour le développement  – un travail de recherche visant à fournir des données sur la prévalence de la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH et à proposer l’introduction dans la pratique clinique des normes les plus avancées recommandées par l’OMS pour le diagnostic de la tuberculose chez les patients séropositifs.

Pour mener à bien la recherche, la Communauté de Sant’Egidio a acheté un appareil, le Genexpert, considéré comme particulièrement efficace par l’OMS pour le diagnostic rapide de la tuberculose chez les patients infectés par le VIH. La machine, qui vient d’arriver au centre de santé de Conakry, permettra aux patients de réaliser un test de biologie moléculaire beaucoup plus efficace que ceux utilisés jusqu’à présent en Guinée, car il est capable d’identifier rapidement la maladie même en présence de très peu de bacilles. Cette méthode, associée au test urinaire LAM, encouragera l’acquisition de données fondamentales pour améliorer la qualité de l’offre de soins et réduire la mortalité des personnes vivant avec le VIH.

Afin d’encourager l’utilisation correcte de ce nouvel outil de diagnostic, des formations sont prévues pour 4 techniciens de laboratoire auxquels seront transférées toutes les compétences nécessaires au dépistage et à l’enregistrement des résultats.

La recherche impliquera environ 1000 patients adultes atteints du VIH qui sont traités dans les 4 centres de santé du programme DREAM, en Guinée. Les personnes qui consentent à participer à l’étude subiront d’abord des tests Genexpert puis des tests Lam (respectivement sur les expectorations et les urines). Une fois les résultats obtenus, ceux qui sont positifs et donc affectés par la tuberculose seront référés au centre de traitement de la tuberculose le plus proche de leur lieu de résidence et seront suivis et soutenus par un opérateur communautaire du programme DREAM pour assurer le respect du traitement.

En plus d’apporter des bénéfices concrets aux patients impliqués, la recherche aura également un impact positif sur l’ensemble de la population. En effet, les données collectées seront présentées à la communauté scientifique à travers des articles spécialisés et des conférences et seront mises à la disposition des autorités locales qui pourront mettre en place des politiques de santé spécifiques pour le diagnostic de la TB chez les personnes séropositives.

Qu’est-Ce le programme DREAM?

DREAM est un programme qui lutte depuis 18 ans contre la principale cause de mortalité des adolescents sur le continent africain: le virus VIH. Ce sont des cliniques polyvalentes fournissant divers services aux malades et souvent à leurs familles.
Il garantit notamment un accès gratuit aux soins, en distribuant des médicaments, en formant le personnel local, en offrant des conseils aux patients, des services de prévention et de dépistage, DREAM a vraiment obtenu des résultats extraordinaires, comme on peut le lire dans le passage suivant extrait d’une des publications en ligne de la Communauté Sant’Egidio:
Le programme DREAM a construit ou restructuré de nombreux centres de soin dans les dix d’Afrique où il est présent. Tous se caractérisent par une offre de soins, de diagnostic, de support nutritionnel, d’éducation à la santé et de traitement des maladies opportunistes sous un régime de totale gratuité. DREAM travaille en effet pour l’accessibilité aux soins en mettant tout en œuvre non seulement pour accueillir gratuitement ceux qui viennent demander des soins, mais aussi pour aller chercher ces patients qui courent le risque de la dispersion. Pour cela, le choix a été fait de former de manière sérieuse et professionnelle non seulement le personnel de santé à proprement parler, mais aussi de nombreux travailleurs sociaux et sanitaires. Ces derniers, une fois formés dans un cadre réglementaire, exercent des fonctions « mobiles », non seulement au centre siège du programme, mais dans toute la zone avoisinante : l’assistance à domicile, le contrôle de administration de la thérapie journalière, le conseil nutritionnel des mères.

 

Sant’Egidio et konakryexpress

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Droits de l'Homme

60.000 jeunes réfugiés et migrants arrivés en Italie manquent de soutien, déplorent les Nations Unies

Le nouveau rapport décrit les facteurs qui entravent la transition des jeunes réfugiés et des migrants vers l’âge adulte. Il s’agit notamment de la lenteur et de la complexité des procédures d’obtention de documents juridiques, de la discrimination et du racisme, de la difficulté d’accéder à l’éducation et à la formation et de trouver un emploi, de surmonter les traumatismes émotionnels ainsi que le risque de violence, notamment pour les filles.

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Photo : © UNICEF/Stefano De Luigi Omar (17 ans), à l'extrême droite au deuxième rang, et d'autres garçons migrants non accompagnés dans une église abandonnée en Sicile, Italie. La plupart d'entre eux ont été transférés sans choix dans ce petit village.
Les quelque 60.000 jeunes réfugiés et migrants qui sont arrivés en Italie comme enfants non accompagnés entre 2014 et 2018, et qui ont depuis atteint l’âge de 18 ans, ont besoin d’un soutien continu pour réussir leur transition vers l’âge adulte, soulignent l’UNICEF, le HCR et l’OIM dans un nouveau rapport conjoint publié vendredi.

Le rapport À la croisée des chemins : Les enfants non accompagnés et séparés lors de la transition vers l’âge adulte en Italie, souligne la «triple transition» que vivent les jeunes réfugiés et migrants à l’âge de 18 ans – de l’adolescence à l’âge adulte, d’une vie dans un pays à l’autre, et à travers la douleur et les traumatismes émotionnels ressentis en quittant la maison et lors de voyages dangereux.

«La différence entre un réfugié ou un migrant de 17 ans qui a fui le conflit ou la violence et un jeune de 18 ans qui a vécu la même expérience traumatisante est négligeable», a déclaré Anna Riatti, Coordonnatrice du Programme de migration du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

La perte potentielle d’un soutien continu pour des dizaines de milliers de jeunes – en raison d’une distinction artificielle fondée sur l’âge – les exposera à un risque accru d’isolement social, de violence, d’abus et d’un avenir incertain – UNICEF

«La perte potentielle d’un soutien continu pour des dizaines de milliers de jeunes – en raison d’une distinction artificielle fondée sur l’âge – les exposera à un risque accru d’isolement social, de violence, d’abus et d’un avenir incertain », a-t-elle ajouté.

«Reconnaître la nature complexe de la distinction entre enfants et adultes et reconnaître que les personnes majeures ont des besoins spécifiques est au cœur de cette recherche », a estimé de son côté Roland Schilling, Représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) pour l’Europe du Sud.

«Une meilleure compréhension des facteurs qui favorisent ou entravent une transition positive entre le statut d’enfant réfugié et celui d’adulte indépendant, autonome et résilient aidera les États à intensifier leurs efforts pour protéger non seulement les enfants réfugiés, mais aussi leur transition réussie vers la vie adulte », a-t-il fait valoir.

Double valeur ajoutée

«La valeur ajoutée de cette recherche est double : elle met en lumière les vulnérabilités et les risques des enfants non accompagnés et séparés pendant leur transition vers l’âge adulte, tout en soulignant leurs forces, leur capacité d’action et de résilience, ainsi que leur potentiel. En outre, cette recherche attire l’attention sur les meilleures pratiques à diffuser », a déclaré pour sa part Laurence Hart, Directrice du Bureau de coordination de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour la Méditerranée.

Le nouveau rapport décrit les facteurs qui entravent la transition des jeunes réfugiés et des migrants vers l’âge adulte. Il s’agit notamment de la lenteur et de la complexité des procédures d’obtention de documents juridiques, de la discrimination et du racisme, de la difficulté d’accéder à l’éducation et à la formation et de trouver un emploi, de surmonter les traumatismes émotionnels ainsi que le risque de violence, notamment pour les filles.

Parmi les facteurs qui soutiennent les jeunes réfugiés et migrants pendant cette période critique de leur vie figurent les relations positives avec leurs pairs et leurs tuteurs, l’accès à l’école, à la formation professionnelle et aux possibilités d’emploi, ainsi qu’un logement sûr et adéquat.

Des recommandations pour les autorités italiennes et la Commission européenne

Dans le rapport, les trois agences des Nations unies fournissent des recommandations clés aux autorités italiennes et à la Commission européenne.

Aux autorités italiennes, il est notamment recommandé d’adopter une stratégie nationale intersectorielle pour accroître l’inclusion sociale des jeunes réfugiés et migrants ayant récemment atteint l’âge de 18 ans, ainsi qu’un plan d’action national contre le racisme, la xénophobie et la discrimination;  assurer la mise en œuvre intégrale de la loi n° 47/2017 sur les mesures de protection des UASC; veiller à ce que les jeunes aient accès à un soutien psychosocial, aux soins de santé, à l’éducation, à la prévention de la violence sexiste et à la réponse à y apporter, à la formation et aux services d’emploi; et accroître la participation des jeunes réfugiés et migrants aux activités sociales et récréatives.

La Commission européenne doit quant à elle en particulier faciliter une coopération efficace entre les États membres pour évaluer l’intérêt supérieur de chaque enfant et mettre en œuvre les procédures de regroupement familial; mettre en place un système de collecte de données et d’informations précises sur les enfants réfugiés et migrants non accompagnés et séparés, actuels et anciens, afin de renforcer les systèmes de protection; et affecter des ressources dans le cadre du prochain Fonds communautaire pour l’asile et la migration afin de renforcer et d’intensifier les bonnes pratiques identifiées dans le présent rapport.

Entre 2014 et 2018, plus de 70 000 enfants réfugiés et migrants non accompagnés et séparés sont arrivés en Italie par la mer, dont 90 % avaient entre 15 et 17 ans. On estime qu’au moins 60 000 personnes ont eu 18 ans au cours des cinq dernières années.

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Source: un.org daté du 8 octobre 2019

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La fracture numérique risque de s’aggraver et d’accroître les inégalités (ONU)

La création de richesses dans l’économie numérique est concentrée dans les mains d’un petit nombre de plateformes implantées aux États-Unis et en Chine. Les deux pays cumulent à eux seuls 75% des brevets relatifs à la technologie de la chaîne de blocs, 50% des dépenses consacrées à l’Internet des objets, plus de 75% des parts du marché des services informatiques en nuage et pas moins de 90% de la capitalisation boursière des 70 premières plateformes numériques au monde.

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Photo Arne Hoel/Banque mondiale Des jeunes utilisant des ordinateurs dans un café Internet à Kampala, en Ouganda.

Ce billet a été publié sur news.un.org le 5 septembre 2019. L’auteur nous présente les constats du premier Rapport sur l’économie numérique publié le 4 septembre 2019 mercredi par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Une action est nécessaire au niveau mondial afin que les retombées de l’économie numérique profitent au plus grand nombre, souligne la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Si rien n’est fait, le fossé qui sépare les pays sous-connectés des pays hypernumérisés se creusera et aggravera les inégalités. C’est le constat qui ressort du premier Rapport sur l’économie numérique publié mercredi par la CNUCED.

La création de richesses dans l’économie numérique est concentrée dans les mains d’un petit nombre de plateformes implantées aux États-Unis et en Chine. Les deux pays cumulent à eux seuls 75% des brevets relatifs à la technologie de la chaîne de blocs, 50% des dépenses consacrées à l’Internet des objets, plus de 75% des parts du marché des services informatiques en nuage et pas moins de 90% de la capitalisation boursière des 70 premières plateformes numériques au monde.

Le reste du monde, en particulier les pays d’Afrique et d’Amérique latine, accuse un retard considérable.

Si les politiques et les réglementations actuelles sont maintenues, cette tendance va vraisemblablement se poursuivre et contribuer à l’accroissement des inégalités, a averti le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. « Plus de la moitié de la population mondiale n’a pas ou guère accès à Internet, et nous devons nous efforcer de résorber cette fracture numérique. L’inclusion est essentielle au développement d’une économie numérique qui profite à tous », a souligné M. Guterres dans le rapport.

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Le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi, estime pour sa part qu’il nous faut répondre à la volonté qu’ont les populations des pays en développement de faire partie intégrante de ce nouveau monde numérique, « pas seulement comme utilisateurs et consommateurs, mais aussi en tant que producteurs, exportateurs et innovateurs, pour créer et capter davantage de valeur dans leur recherche d’un développement durable ».

Les plateformes numériques ont une longueur d’avance

Les entreprises bâties sur le modèle de la plateforme numérique disposent d’un avantage considérable dans l’économie fondée sur les données. En jouant à la fois les rôles d’intermédiaire et d’infrastructure, elles sont en mesure d’enregistrer et d’extraire les données relatives aux activités, aux interactions et aux transactions en ligne des utilisateurs.

40% des 20 premières entreprises au monde, en termes de capitalisation boursière, reposent sur le modèle commercial de la plateforme numérique. Sept « superplateformes », à savoir Microsoft, Apple, Amazon, Google, Facebook, Tencent et Alibaba, représentent deux tiers de la capitalisation boursière des 70 premières plateformes.

La valeur globale des plateformes numériques dont la capitalisation boursière était supérieure à 100 millions de dollars a dépassé 7.000 milliards de dollars en 2017, progressant de 67% par rapport à 2015.

Certaines plateformes ont acquis une position dominante sur des créneaux clefs. Google détient environ 90% du marché des recherches sur Internet, tandis que Facebook représente les deux tiers du marché mondial des médias sociaux et se classe en tête des réseaux sociaux dans plus de 90% des pays du monde.

Ces entreprises assoient leur position concurrentielle au moyen de stratégies agressives, notamment en prenant le contrôle de leurs concurrents potentiels et en étendant leur offre à des produits ou services complémentaires. Ils peuvent aussi faire pression auprès des cercles de décision nationaux et internationaux et établir des partenariats stratégiques avec des entreprises multinationales des secteurs traditionnels, y compris des secteurs de l’automobile, des semi-conducteurs et du commerce de détail.

Les pouvoirs publics doivent cadrer l’économie numérique

La CNUCED estime que les pouvoirs publics ont un rôle essentiel à jouer pour cadrer l’économie numérique en définissant les règles du jeu. Pour ce faire, ils devront adapter les politiques, lois et réglementations existantes, et en adopter de nouvelles dans de nombreux domaines, au niveau national et dans le cadre d’une action concertée internationale.

« Il faut faire une utilisation intelligente des nouvelles technologies, consolider les partenariats et renforcer le leadership intellectuel pour redéfinir les stratégies de développement numérique et les contours à venir de la mondialisation », a déclaré M. Kituyi.

La CNUCED souligne que plusieurs des problèmes liés à la création et à la captation de valeur dans l’économie numérique ne peuvent être traités efficacement que par des politiques régionales ou internationales, avec la pleine participation des pays en développement, dans des domaines comme la concurrence, la fiscalité, les échanges internationaux de données, la propriété intellectuelle, le commerce et l’emploi.

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Abdoulaye Bah konakryexpress

Je concentre mes articles surtout sur les violations des droits humains sous le régime de Sékou Touré, le Camp Boiro et les autres camps de concentration qu’il avait semés dans tout le pays en publiant des extraits et des témoignages des nombreux ouvrages qui ont été écrits par d’anciennes victimes qui ont survécu aux tortures.

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