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Le pontife et les politicards guinéens

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Benn Pepito ancien journaliste du Lynx, poursuivi en Guinée sous le général Conté pour délit d’opinion et réfugié à Paris, a écrit un papier intéressant pour guineenet.org. Voici des extraits:

« Hey kori! Le pontife du CNDD prend les politicards guinéens pour des tocards. Sinon ce ne sont pas les militards huppés de la junte comme Moussa Tiégboro Camara ou Hâman Claude Goliath Pivi qui l’empêcheront d’être ce premier ministre du gouvernement de transition.

C’est lui même qui doit conduire personnellement ce gouvernement de transition s’il a les couilles et est sincère dans ses intentions de rendre le pouvoir au politique qui sortira des urnes. Rien de politique dans le sens d’une transition apaisée et démocratique ne peut être envisagé si chaque militard huppé du CNDD crache sa fureur selon la folie qui l’égare.

Il faut mettre d’abord toute cette racaille en tenue au pouvoir dans un asile et confier la garde au Tribunal Pénal International avant d’envisager des élections présidentielles démocratiques dans le bled.

Il faut impérativement neutraliser au préalable ces loufoques en tenue avant de s’engager dans une transition démocratique. »

 

Je revendique le titre de premier clandestin à entrer en Italie, le jour où la mort de Che Guevara a été annoncée. Mais comme ce serait long de tout décrire, je vous invite à lire cette interview accordée à un blogger et militant pour les droits humains qui retrace mon parcours dans la vie: https://fr.globalvoices.org/2013/05/20/146487/

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Sept gouvernements africains utilisent des logiciels espions de surveillance, selon une nouvelle étude

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[Tous les liens renvoient vers des pages web en anglais, ndt.]

Les gouvernements de sept pays africains – le Botswana, la Guinée équatoriale, le Kenya, le Maroc, le Nigéria, la Zambie et le Zimbabwe – utilisent la technologie des logiciels espions, selon un nouveau rapport de Citizen Lab, une unité de recherche interdisciplinaire de l’Université de Toronto, au Canada.

L’étude a identifié au moins 25 pays à travers le monde qui ont déployé un logiciel de surveillance produit par Circles, une entreprise affiliée au groupe israélien NSO. L’étude indique que Circles affirme ne traiter qu’avec les États-nations.

Le rapport, rédigé par Bill Marczak et quatre autres, a découvert «une signature unique associée aux noms d’hôte des pare-feu Check Point utilisés dans les déploiements de Circles, nous permettant d’identifier leurs déploiements». Check Point est une société de cybersécurité américano-israélienne de premier plan.

Selon l’étude, la technologie de Circles fonctionne en exploitant une faille de signal commune dans le système mondial de téléphonie mobile pour permettre la surveillance des appels et des SMS ainsi que le suivi des téléphones.

La technique de surveillance utilisée par Circles s’appelle Signaling System 7 (SS7), une «suite de protocoles développée en 1975 pour échanger des informations et acheminer les appels téléphoniques entre différentes sociétés de télécommunications filaires», indique le rapport. Le SS7 est actuellement utilisé dans les réseaux mobiles 2G et 3G lors de la facturation trans-frontalière des appels itinérants.

Thomas Brewster, un analyste en cybersécurité chez Forbes qui a rendu compte de l’étude Citizen Lab, explique en outre que lorsque l’on se rend dans un autre pays, «le réseau SS7 est utilisé pour transférer votre téléphone vers un fournisseur de télécommunications partenaire et ajuster la facturation en conséquence.» Cependant, une distorsion se produit dans ce processus normal si «un fournisseur de surveillance» est capable d’accéder aux réseaux SS7, «soit par piratage, soit par acquisition». Le SS7 envoie alors «des commandes au “réseau domestique” d’un abonné, indiquant à tort que l’abonné est en itinérance. Cela révélera ensuite son emplacement, mais uniquement via les coordonnées de l’antenne de téléphonie cellulaire la plus proche du téléphone », explique Brewster. 

Les clients de Circles en Afrique, identifiés par Citizen Lab, sont les suivants : la Direction des services de renseignement et de sécurité du Botswana (DISS), le ministère marocain de l’Intérieur, l’Agence nigériane de renseignement de l’armée (DIA) et une agence inconnue en Zambie.

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Ce billet que j’ai traduit de l’anglais a été écrit par le poète et essayiste nigérian Nwachukwu Egbunike pour le réseau globalvoices.org qui l’a publié le 28 décembre 2020.  

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Les Nigérians exigent des excuses de l'Economist pour avoir insulté l'ancien Président Goodluck Jonathan

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Écrit par Nwachukwu Egbunike, voici le dernier article que j’ai traduit, de l’anglais avec la révision de ma chère amie Suzanne Lehn, une de ces personnes si gentilles qu’elles vous font aimer l’humanité, malgré ses violences et autres violations des droits humains.

Capture d'écran de l'édition en ligne de l'article de The Economist qui a fait une observation désobligeante à l'ex-président du Nigeria

Capture d’écran de l’édition en ligne de l’article de The Economist qui a fait une observation désobligeante sur l’ex-président du Nigeria

Les Nigérians ont cloué au pilori le magazineThe Economist , qui a qualifié de « bouffon inefficace » l’ex-président Goodluck Jonathan dans un article récent sur ​​la détérioration de l’économie du pays.

L’offense s’est vérifiée par ces mots :

Au cours des huit mois depuis que M. Buhari est entré à Aso Rock, la résidence présidentielle, les djihadistes sanguinaires de Boko Haram ont été repoussés dans la brousse le long des frontières du Nigeria. Le gouvernement a sévi contre la corruption, qui avait prospéré sous l’ancien président, Goodluck Jonathan, un bouffon inefficace qui laissait les politiciens et leurs acolytes se remplir les poches en toute impunité.

Goodluck Jonathan a été défait par le général Muhammadu Buhari lors de l’élection présidentielle de l’année dernière. La reconnaissance de la part du Dr. Jonathan de la victoire de son rival Buhari a été largement salué comme un geste sans précédent en faveur de la paix dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

Depuis lors, le gouvernement du Président Buhari est aux prises avec la corruption et une économie affaiblie – legs du règne du Dr. Jonathan ainsi que d’innombrables autres administrations qui l’ont précédée.

Si l’article deThe Economist analysait essentiellement les effets de la chute des prix du pétrole au niveau mondial sur un pays dont l’économie repose presque exclusivement sur ​​les revenus pétroliers pour sa croissance économique, l’offense de la publication faite au Dr. Jonathan a déclenché une tempête d’indignation sur les médias sociaux.

L’auteure nigérianne Molara Wood a écrit :

Surprenante, la bouffonnerie verbale de@TheEconomist. C’est presque comme si c’était personnel. Je pensais que vous aviez une charte d’écriture

The Oracle, un avocat et poète nigérian, a qualifié le terme de « péjoratif »:

Péjoratif, et pour emprunter à mon amie, Molara Wood, l’insulte a un sous-entendu paternaliste. Si l’Economist avait entrepris de faire un robust 2

Le même utilisateur a relevé une insulte raciale implicite et des doubles standards, étant donné que The Economist gratifie rarement de tels affronts des dirigeants occidentaux :

Le Premier Ministre Gordon Brown était en mer quand l’économie britannique est partie en vrille. Dites-nous : l’avez-vous jamais traité de « bouffon inefficace » ?

Jasper  Weelyams a continué sur le même ton dans un commentaire sur Facebook:

Ça NE VA PAS, l’Economist est condamnable de parler d’un dirigeant quelconque en utilisant les mots « bouffon inefficace ». C’est encore plus intolérable qu’ils s’estiment autorisés à utiliser ces mots à propos (seulement) des dirigeants africains.

L’économie grecque s’est effritée sous nos yeux, mais The Economist n’a pas parlé du gouvernement grec de cette manière. Beaucoup d’autres dirigeants européens ont fait de graves erreurs et mis en œuvre des politiques inefficaces mais The Economist ne les a pas pour autant dénigrés de cette manière. Le gouvernement britannique a récemment laissé tomber son peuple lors de l’accord fiscal avec Google pourtant ni M. George Osborne ni le PM David Cameron n’ont été qualifiés ainsi.

CNN a une fois traité le Kenya de foyer du terrorisme, mais a dû rectifier ce propos malveillant et présenter des excuses à ce pays africain. Cela s’est fait parce que les Kenyans ont refusé de tolérer la bêtise d’un grand média occidental. De la même manière, les Nigérians doivent réagir dans l’unité au-delà des positions partisanes pour condamner cette pitrerie.

Ce non-sens doit et va cesser désormais.

Mais certains internautes étaient d’avis que les Nigérians étaient complices de ce mépris des étrangers pour leurs dirigeants. Ronald Nzimiro, un chef d’entreprise à Lagos, a affirmé:

Vous vous vexez seulement parce celui-là a été qualifié de « bouffon inefficace ». Et tous les noms dont vous, vous le traitez ici ?

Un autre utilisateur de Twitter a également noté que GEJ – Goodluck Ebele Jonathan – avait été qualifié d’une manière pire en son temps:

Dele Olojede avait qualifié GEJ d’imbécile, Omojuwa l’avait traité de cochon. Pourquoi devrais-je m’inquiéter si @TheEconomist l’appelle comme il veut ?

Tandis que d’autres mettaient en garde contre une réaction excessive :

Il y a dans cet article des questions qui nous interpellent plus que que le qualificatif de « bouffon intellectuel » pour GEJ. Absolument….

Je suis d’accord que The Economist a été discourtois en utilisant le terme « bouffon intellectuel », mais ce n’était pas là l’objet principal de l’article.

Alors que le débat sur les « tactiques brutes » de l’Economist continue, cependant, les appels au journal pour qu’il s’excuse pour tirer un trait sur la controverse se multiplient :

Cher @TheEconomist tout bien considéré je suis d’avis que vous devez des excuses au Président Jonathan et au Nigeria

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Blog konakryexpress

Abdoulaye Bah konakryexpress

Je concentre mes articles surtout sur les violations des droits humains sous le régime de Sékou Touré, le Camp Boiro et les autres camps de concentration qu’il avait semés dans tout le pays en publiant des extraits et des témoignages des nombreux ouvrages qui ont été écrits par d’anciennes victimes qui ont survécu aux tortures.

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